Le dossier FDLR entre dans une nouvelle phase diplomatique. Selon AfriquActu, plusieurs partenaires internationaux soutiennent désormais l’approche congolaise fondée sur le désarmement, la démobilisation et le cantonnement. L’enjeu dépasse le sort d’un groupe armé. Il touche directement au processus de paix entre Kinshasa et Kigali.

Un protocole au cœur du processus

Le 28 juillet 2026, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a annoncé à Kinshasa la signature d’un protocole par les FDLR. Le texte prévoit leur démilitarisation, leur démobilisation et leur cantonnement.

AfriquActu rapporte que les États-Unis, plusieurs pays européens et le Royaume-Uni ont insisté sur la mise en œuvre du protocole. Le groupe international aurait aussi demandé à Kinshasa de préciser les mesures contre l’impunité.

Kinshasa mise sur une solution volontaire

Selon le gouvernement congolais, les FDLR ont accepté une première phase sans recours immédiat à la force. Les combattants demandent notamment des camps sécurisés. Ils refusent aussi un retour forcé vers le Rwanda.

Cette approche s’inscrit dans l’accord de Washington. Kinshasa doit neutraliser les FDLR. Kigali doit, de son côté, retirer ses forces de la RDC.

Une étape, pas encore la paix

La signature du protocole constitue donc un signal diplomatique. Elle ne garantit toutefois pas son application sur le terrain. Le calendrier, le cantonnement et le suivi restent déterminants.

AfriquActu souligne ainsi une question centrale : cette avancée permettra-t-elle enfin de lever l’un des principaux obstacles entre Kinshasa et Kigali ?

Didier BOFATSHI

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