Le trône en vue
L’Espagne en finale du Mondial 2026. La formule résonne comme un retour de l’histoire. Mardi soir, la Roja a dominé la France (2-0) en demi-finale grâce à Mikel Oyarzabal et Pedro Porro. Maîtrise tactique, solidité défensive et ambition retrouvée portent désormais les Espagnols vers une deuxième étoile, face à l’Angleterre ou à l’Argentine.
L’Espagne en finale du Mondial 2026 n’est plus une hypothèse. C’est une réalité forgée dans la maîtrise et la patience. Face à une équipe de France pourtant redoutée, les hommes de Luis de la Fuente ont imposé leur rythme et leur loi.
D’abord, Mikel Oyarzabal a ouvert le score sur penalty à la 22e minute. Ensuite, Pedro Porro a porté l’estocade à l’heure de jeu. Entre les deux, la Roja a contrôlé l’espace et le temps, comme un orchestre dirige sa symphonie.
Le soleil rouge de la Roja
La France a tenté de réagir. Cependant, les Bleus ont buté sur un bloc compact et discipliné. Les changements offensifs n’ont pas inversé la dynamique.
« Le football est simple, mais il est difficile de jouer simple », rappelait Johan Cruyff. Cette maxime semble avoir guidé l’Espagne tout au long de cette rencontre.
Au-delà du résultat, cette qualification traduit la renaissance d’un modèle. Longtemps en reconstruction après son âge d’or de 2008 à 2012, la sélection espagnole retrouve une identité forte, fondée sur le collectif.
Une étoile dans le ciel
Cette victoire dépasse le cadre sportif. Elle symbolise la persévérance d’une génération qui a transformé les doutes en certitudes.
L’Espagne se retrouve désormais à quatre-vingt-dix minutes de l’histoire. Et comme l’écrivait Eduardo Galeano, « le style est aussi important que le résultat ». La Roja possède aujourd’hui les deux. Reste à savoir si cette lumière deviendra une étoile.
Didier BOFATSHI

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