Ebola en RDC : Tshisekedi active une cellule de crise face à la menace qui gagne l’Est

L’ombre rouge sur l’Ituri

Le président Félix Tshisekedi a réuni une cellule de crise à Kinshasa pour faire face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo. Selon les informations publiées par la Présidence de la RDC et consultées par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le Chef de l’État a reçu un rapport préliminaire alarmant présenté par le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, récemment revenu de l’Ituri. Au cœur des investigations sanitaires : 513 cas suspects recensés dans plusieurs zones déjà placées sous surveillance renforcée.

Six foyers sous haute tension

Mongbwalu, Rwampara, Bunia, Nyankunde, Butembo-Katwa et Goma. Ces noms résonnent désormais comme les nouveaux épicentres d’une inquiétude nationale. Plusieurs décès restent en cours d’analyse afin de déterminer leur éventuel lien avec le virus Ebola.

Face à cette poussée épidémique, le Président de la République a ordonné l’application immédiate de mesures renforcées pour contenir la propagation de la maladie et accélérer la prise en charge des populations exposées. « La vigilance doit être totale », souffle une source sanitaire proche du dossier.

La mémoire des anciennes plaies

La RDC connaît Ebola. Elle l’a déjà affronté, contenu, parfois au prix d’innombrables vies humaines. Mais cette nouvelle flambée réveille les cicatrices encore ouvertes des précédentes épidémies dans l’Est du pays, région fragilisée par les déplacements de populations et les tensions sécuritaires.

Le Directeur général de l’INRB a ainsi reçu instruction d’activer l’ensemble du dispositif scientifique et médical qui avait permis de freiner les anciennes vagues épidémiques. Albert Camus écrivait dans La Peste : « Ce qui est naturel, c’est le microbe. » En Ituri et au Nord-Kivu, cette phrase prend aujourd’hui une résonance tragique.

Le pays au bord du souffle

À travers cette cellule de crise, le pouvoir tente d’éviter une expansion incontrôlée du virus vers les grands centres urbains et les frontières régionales. Car derrière les chiffres se cache une bataille plus profonde : préserver la confiance collective face à une maladie qui transforme chaque contact humain en menace invisible.

La Présidence appelle la population au calme, au respect strict des mesures sanitaires et à la vigilance communautaire. Dans cette lutte silencieuse, chaque geste devient désormais une ligne de défense nationale.

Didier BOFATSHI

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