À Libreville, la RDC et le Gabon ouvrent une piste économique. Le 15 août 2026, Félix Tshisekedi et Brice-Clotaire Oligui Nguema ont supervisé trois accords. Ils portent sur le dialogue, les visas et la coopération. Mais la transformation locale du bois révèle un enjeu : garder plus de valeur en Afrique.
La transformation locale devient un enjeu
Le Gabon a engagé cette voie dans le bois. Elle cherche à créer des activités sur place. Elle peut soutenir les emplois. Pour la RDC, la comparaison est utile. Le pays possède des ressources minières, forestières et énergétiques.
Le sens caché est clair. Il ne suffit d’extraire puis d’exporter. Il faut transformer, produire et vendre des biens finis.
Une ambition économique à tester
À Libreville, Félix Tshisekedi a déclaré : « L’Afrique est l’avenir du monde. » Cette phrase prend un sens concret. L’avenir dépend de la capacité à créer de la valeur localement.
L’économiste Michael Porter montre que la valeur naît d’une chaîne d’activités. Pour la RDC, cela signifie renforcer les étapes après l’extraction. Cette logique peut limiter le « mal des ressources », étudié par Richard Auty.
La coopération entre Kinshasa et Libreville pourrait favoriser les échanges. Mais elle devra produire des résultats mesurables. Les infrastructures, l’énergie, la formation et le financement seront décisifs.
Du bois aux minerais, le défi reste simple : transformer pour retenir plus de valeur.
Kinshasa saura-t-elle convertir cette coopération en industrie durable ?
Didier BOFATSHI

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