À Kinshasa, le gouvernement promet de stopper toute nouvelle avancée du RDF-M23 dans l’Est de la RDC. Vendredi 14 août 2026, le ministre de la Défense Guy Kabombo Muadiamvita a dénoncé des actions qu’il juge hostiles au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Cette position intervient alors que les discussions de paix se poursuivent.
Kinshasa veut stopper toute avancée
Devant le Conseil des ministres, Guy Kabombo a dénoncé des actions « hostiles » attribuées au RDF-M23 dans les deux provinces.
Selon le compte rendu lu par Patrick Muyaya, ces actions constituent une violation du cessez-le-feu. Kinshasa affirme aussi que le mouvement cherche à élargir les zones placées sous son contrôle.
Le gouvernement congolais dit donc vouloir empêcher toute nouvelle progression. Les FARDC poursuivent leurs opérations dans ce but, selon le ministre de la Défense.
Un cessez-le-feu RDC toujours fragile
Cette position intervient dans un contexte diplomatique encore tendu. La résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU condamne l’offensive du M23 et demande le respect du territoire congolais.
Kinshasa accuse également le RDF-M23 de viser des zones riches en ressources minières. Cette accusation reste une position du gouvernement congolais.
L’armée pendant que le dialogue continue
Malgré cette fermeté, Kinshasa ne ferme pas la porte aux négociations. Les discussions avec l’AFC/M23 se poursuivent dans le cadre du processus de Doha, avec la médiation du Qatar.
Le gouvernement cherche ainsi à contenir toute avancée militaire tout en maintenant le dialogue.
Une promesse désormais attendue sur le terrain
La suite dépendra surtout de la situation dans les zones touchées par les combats. Une nouvelle progression pourrait mettre davantage de pression sur le cessez-le-feu RDC et sur les négociations.
Kinshasa pourra-t-il tenir sa promesse de stopper toute nouvelle avancée sans rompre le dialogue ?
Comme le rappelle l’ONU, « il ne peut y avoir de solution militaire ».
Didier BOFATSHI
Opinion Info

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