Le paludisme en Ituri connaît une nouvelle alerte sanitaire. Plus de 373 000 cas et 106 décès ont été enregistrés durant les six premiers mois de 2026, selon les chiffres présentés par les autorités sanitaires. Face à cette situation, SANRU a lancé vendredi 14 août une campagne de traitement de masse dans quatre zones de santé.
Une réponse face au paludisme en Ituri
La campagne doit durer quatre jours et cibler quatre zones de santé. Elle est conduite par le projet Soins de Santé Primaires en Milieu Rural, avec l’appui du Programme national de lutte contre le paludisme.
La docteure Charlotte Singoma a expliqué que l’objectif reste de réduire la transmission dans les communautés ciblées.
Le gouverneur militaire, le général-major Kasongo Mulumba Gaby, a lancé officiellement l’opération. Il a demandé aux habitants d’accueillir les agents de santé et de participer à la campagne.
Des médicaments pour réduire les risques
L’administration de masse vise à réduire rapidement la circulation du parasite. Elle intervient alors que le paludisme reste une cause majeure de maladie et de décès en RDC.
La campagne prévoit aussi un meilleur suivi des cas suspects d’Ebola. Elle cherche donc à renforcer la réponse sanitaire dans les communautés exposées.
Une urgence qui dépasse l’Ituri
Selon les chiffres communiqués par le PNLP, la RDC avait enregistré plus de 26 millions de cas en 2025.
Cette situation montre le poids durable du paludisme dans le pays. Elle rappelle aussi l’importance des soins rapides, de la prévention et de l’accès aux médicaments.
Une campagne attendue sur le terrain
Le succès dépendra maintenant de la participation des familles et du travail des équipes sanitaires.
Le paludisme en Ituri pourra-t-il reculer durablement après cette campagne ?
Comme le rappelle l’OMS, agir vite reste essentiel pour réduire les cas et les décès.
Didier BOFATSHI
Opinion info

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