À Beni, la mémoire des victimes était au cœur d’une cérémonie samedi 15 août 2026. Au cimetière familial de Kitobi, à Boikene-Kipriani, familles et acteurs locaux ont rendu hommage aux morts.
Les faits à Beni
Représenté par le bourgmestre de Mulekera, Nyofondo-Te-Kodale Jacob a pris la parole. Il a salué l’initiative du CVAR-ONGDH, organisateur de la cérémonie.
« Nous sommes venus nous souvenir de celles et ceux qui nous ont quittés », a déclaré l’autorité urbaine.
Une mémoire liée aux violences
Le discours a évoqué des violences attribuées aux ADF et à l’AFC-M23/RDF.
Le maire a insisté sur la paix, la justice et la cohésion. « La mémoire des victimes doit nous encourager à œuvrer davantage », a-t-il déclaré.
Le sens du message
Cette parole relie la mémoire des morts à la protection des vivants. George Santayana écrivait : « Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter. »
La cérémonie rappelle ainsi une exigence : documenter les faits, protéger les familles et rechercher la justice. La mémoire de Beni devient un repère collectif aujourd’hui encore. Elle peut aussi soutenir le dialogue local, si les faits restent vérifiés et les responsabilités clairement distinguées. Cette méthode protège la parole des familles et du débat public à Beni.
Quel avenir pour Beni ?
La cérémonie ouvre une question. Comment transformer durablement la mémoire des victimes en actions concrètes pour la paix ?
Comme l’écrivait Paul Ricœur, la mémoire engage une responsabilité envers le passé.
Didier BOFATSHI
Opinion info

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