Un nouveau souffle monétaire
La Banque centrale du Congo (BCC) ouvre une nouvelle page institutionnelle. Le président Félix Tshisekedi a nommé huit nouveaux administrateurs pour renouveler l’équipe dirigeante de cette institution stratégique. Parmi eux, Marcellin Bilomba attire l’attention après un parcours marqué par plusieurs responsabilités publiques et des débats sur la gouvernance.
La BCC change de visage. Cette recomposition intervient alors que l’institution reste au cœur des équilibres économiques nationaux. Elle assure la stabilité monétaire, accompagne les politiques financières et incarne la confiance dans l’économie congolaise.
Les nouveaux visages de la banque
Les huit personnalités désignées sont Thomas Batetele Boleki Linka, Alain Kahasha Ntumwa Ntariba, Lusamba Ntumba Martin, Éliane Munkeni Kiekie, Jacques Elongo Ongona, Bilomba Mbale Marcellin, Luboya Kasonga Emmanuel et Lévi Ipampe Nguelo Lumbu.
Cependant, le parcours de Marcellin Bilomba concentre les regards. Ancien conseiller à la Présidence et ex-dirigeant de la SONAHYDROC, il s’était fait connaître lors du procès des « 100 jours ». À cette époque, il affirmait produire jusqu’à 50 notes techniques par semaine.
Le défi de la confiance
Au-delà des profils, l’enjeu reste celui de la gouvernance. Une banque centrale forte repose sur la compétence, la transparence et la responsabilité publique.
« La confiance est la monnaie invisible qui soutient toute économie », rappelait l’économiste Joseph Stiglitz. Cette exigence accompagne désormais la nouvelle équipe de la BCC.
Le passage de Bilomba à la SONAHYDROC avait suscité des critiques du conseil d’administration sur certaines pratiques de gestion. Désormais, sa mission à la banque centrale sera observée avec attention.
La question est donc posée : cette nouvelle équipe transformera-t-elle cette nomination en véritable réforme institutionnelle ? Comme l’écrivait Max Weber, « la légitimité est le fondement durable du pouvoir ». Pour la BCC, l’avenir se mesurera à l’aune des résultats, de la transparence et de la confiance retrouvée.
Didier BOFATSHI

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