Le procès qui attire les regards

L’Affaire FRIVAO ouvre une nouvelle séquence judiciaire en RDC. Ce lundi 13 juillet 2026, Constant Mutamba comparaît devant la Cour de cassation dans un dossier lié à une présumée tentative de détournement de fonds publics. L’ancien ministre conteste les accusations et réclame une justice transparente devant l’opinion nationale.

L’Affaire FRIVAO place une nouvelle fois la gouvernance publique au centre du débat congolais. L’ancien garde des Sceaux est poursuivi dans la gestion du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.

Selon les éléments du dossier, plusieurs millions de dollars auraient été transférés vers différentes structures. Les enquêteurs évoquent des opérations financières jugées suspectes. Ils examinent également l’existence possible de sociétés fictives utilisées dans certaines transactions.

Les fonds des victimes sous surveillance

Cette procédure concerne aussi Chançard Bolukola, coordonnateur intérimaire du FRIVAO. Il est poursuivi pour des faits présumés liés à l’attribution de marchés publics et à des transferts financiers contestés.

Au-delà des accusations, l’enjeu dépasse les personnes mises en cause. Le FRIVAO symbolise une promesse de réparation envers les victimes des activités illicites attribuées à l’Ouganda. Sa gestion devient donc un test majeur pour la confiance publique.

« La justice doit être indépendante pour rester crédible », rappelait Montesquieu dans sa réflexion sur l’équilibre des pouvoirs. Cette exigence résonne fortement dans cette affaire.

La bataille de la vérité

De son côté, Constant Mutamba dénonce un « troisième procès politique ». Toutefois, il affirme qu’il comparaîtra malgré son état de santé qu’il juge préoccupant.

L’ancien ministre demande également une retransmission publique des audiences. Pour lui, cette transparence permettrait aux citoyens et aux victimes de suivre les débats.

Désormais, la Cour de cassation porte une lourde responsabilité. Elle devra établir les faits avec rigueur, loin des passions politiques.

Comme l’écrivait Albert Camus, « la vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir ». Dans l’Affaire FRIVAO, la justice devra répondre à une question essentielle : les institutions peuvent-elles transformer cette épreuve en victoire pour l’État de droit ?

Didier BOFATSHI

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