
Le glas des consciences
À Bokungu, hier lundi 6 juillet 2026, le cardinal Fridolin Ambongo a relancé le débat sur la révision de la Constitution. Devant les fidèles catholiques réunis pour la messe de prémices de Mgr José Bernard Likolo, l’archevêque de Kinshasa a exhorté les Congolais à faire confiance aux évêques plutôt qu’aux responsables politiques. Cette intervention intervient alors que la CENCO maintient son opposition à toute révision constitutionnelle jugée ni urgente ni opportune.
La chaire défie le pouvoir
« S’il y a quelqu’un qui aime ce pays, ce sont nous, vos pères évêques », a déclaré le cardinal. Puis il a ajouté : « Nous recherchons uniquement le bien du peuple congolais. Méfiez-vous des politiciens. » Ces propos replacent l’Église au cœur du débat national. Ils traduisent aussi une volonté d’interpeller la classe politique sur la confiance publique.
Comme l’écrivait Montesquieu, « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. » Cette réflexion éclaire la mise en garde adressée aux dirigeants.
Une bataille de légitimités
En parallèle, les déclarations des évêques alimentent les tensions autour de la Constitution. De plus, la participation du secrétaire général de la CENCO aux pourparlers convoqués par le président burundais souligne la dimension régionale de cette crise.
Selon Albert Camus, « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » L’enjeu dépasse désormais les discours : il touche à la crédibilité des institutions.
L’avenir sous le regard des citoyens
L’intervention de Bokungu rappelle que le débat constitutionnel est aussi une bataille de confiance. Car, comme le soulignait Jean-Jacques Rousseau, « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître. » En définitive, l’histoire retiendra moins les paroles que les actes capables de préserver l’intérêt supérieur de la République.
Didier BOFATSHI
Opion info / VFI7, voltefaceinfos7.com

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