L’Affaire Minaku Shadary entre dans une nouvelle phase à Kinshasa. Après plus de 200 jours de détention, Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary doivent être entendus par l’auditorat militaire général. Cette étape relance les attentes autour d’un dossier resté longtemps sans explication publique.
Affaire Minaku Shadary : une étape décisive
Selon ACTUALITÉ.CD, le dossier a quitté le Conseil National de Cyberdéfense pour l’Auditorat Militaire Général. Une source proche du dossier indique que l’audition, annoncée pour le 7 août 2026, avait été reportée pour éviter un attroupement devant les services judiciaires.
La source affirme : « On leur demande d’être là demain matin, à 10h, pour les mettre dans un véhicule et les amener là où ils seront interrogés. »
Elle ajoute : « Pour une audition censée être publique, pourquoi les amener dans des espaces privés ? »
Justice militaire : entre attente et transparence
À ce stade, aucune charge officielle n’a été rendue publique. Les informations disponibles concernent uniquement les actes de procédure rapportés. La présomption d’innocence reste donc un principe central.
Cette Affaire Minaku Shadary pose une question essentielle : comment concilier secret de l’enquête et droit du public à comprendre ? Comme le rappelait Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »
Vers une clarification judiciaire
La prochaine étape dépendra des actes posés par la justice militaire. Elle devra établir les faits selon les règles du droit. L’Affaire Minaku Shadary rappelle que la justice ne se mesure pas seulement à ses décisions, mais aussi à sa capacité à expliquer.
La vérité judiciaire avance avec des preuves, pas avec des rumeurs.
Didier BOFATSHI

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