
L’indépendance au cœur de la mobilisation
À l’approche du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’Union sacrée de la Nation (USN) appelle à une mobilisation patriotique nationale et à l’organisation de cultes religieux à travers le pays et dans la diaspora. Dans un communiqué publié vendredi 26 juin 2026 et signé par le professeur André Mbata, porte-parole de la plateforme, l’USN invite les Congolais à faire du 30 juin un moment de rassemblement autour de la souveraineté nationale, de l’unité et de l’intégrité territoriale.
La mémoire face aux défis du présent
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires persistantes dans l’Est de la RDC. L’USN présente cette commémoration comme un temps de réflexion collective face aux menaces qui pèsent sur la stabilité du pays, notamment les affrontements liés à la crise sécuritaire impliquant le mouvement AFC/M23 et les accusations portées contre le Rwanda par les autorités congolaises.
La plateforme présidentielle rappelle que l’indépendance ne représente pas uniquement un héritage historique, mais aussi une responsabilité permanente de défense des acquis nationaux.
Comme l’écrivait Frantz Fanon : « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » Une pensée qui résonne avec l’appel lancé à la conscience citoyenne.
Une unité recherchée autour des valeurs nationales
Dans son communiqué, l’USN demande aux partis politiques, associations, regroupements et structures affiliées de participer à des activités pacifiques sous la coordination des autorités provinciales.
La mobilisation annoncée vise également à renforcer l’adhésion populaire autour des valeurs de patriotisme et de souveraineté. Les organisateurs prévoient des cultes religieux dans plusieurs confessions, invitant les fidèles à prier pour la nation et pour le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette dimension spirituelle s’inscrit dans le discours de l’USN présentant le leadership présidentiel comme un engagement au service de la nation.
L’indépendance comme combat permanent
Au-delà des cérémonies symboliques, le 30 juin devient un rendez-vous politique et citoyen où se croisent mémoire historique, enjeux sécuritaires et vision de l’avenir.
La question centrale demeure celle de la capacité d’une nation à transformer son unité proclamée en force collective face aux crises.
Comme le rappelait Nelson Mandela : « Aucun pays ne peut se développer s’il n’a pas confiance en ses propres capacités. »
Soixante-six ans après l’accession à l’indépendance, la RDC continue d’écrire son histoire entre héritage, résistance et ambition. Le défi reste immense : faire de la souveraineté non seulement un symbole célébré, mais une réalité vécue par chaque citoyen.
Didier BOFATSHI

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