
Dans la province de la Tshuapa, en République Démocratique du Congo, les enseignements ont effectivement repris le 13 avril 2026 dans l’ensemble des écoles publiques et privées, selon des autorités territoriales et des sources administratives locales. Cette reprise intervient après l’appel de l’intersyndicale de l’Éducation nationale et la fin des vacances de Pâques. À Befale, Monkoto et Boende, les administrations scolaires confirment une réouverture générale des établissements, tandis que des défis logistiques persistent notamment autour du paiement des enseignants via les services mobiles.
Dans les territoires de la Tshuapa, les écoles ont rouvert leurs portes dans une atmosphère de normalité retrouvée, marquant la fin d’une courte interruption du calendrier scolaire.
Classes rallumées
Les administrateurs de Befale et Monkoto ont confirmé la reprise effective des cours, précisant que « les enseignements ont effectivement repris dans toutes les écoles de la place ».
École sous tension logistique
Derrière cette reprise, le système de paie des enseignants demeure fragile. Le dispositif via EquityBCDC et mobile money est opérationnel, mais limité par des contraintes de liquidité et d’accessibilité dans les zones rurales.
Boende en mouvement
À Boende, toutes les écoles publiques et privées ont rouvert simultanément, confirmant une reprise généralisée après deux semaines de suspension liée aux vacances scolaires.
Éducation sous contrainte
Les autorités locales recommandent toutefois à EquityBCDC et à ses partenaires « d’installer des guichets dans les territoires » afin de faciliter le retrait des salaires des enseignants, soulignant les difficultés structurelles d’un système encore dépendant d’intermédiaires financiers mobiles.
Dans ce contexte, la reprise scolaire apparaît comme un retour à la normalité, mais aussi comme un révélateur des fragilités persistantes du système éducatif congolais. Comme le souligne Amartya Sen : « Le développement exige des conditions réelles d’accès aux libertés fondamentales, dont l’éducation. »
Ainsi, la rentrée dans la Tshuapa n’est pas seulement un fait administratif : elle est le miroir d’un système éducatif en équilibre entre résilience locale et contraintes structurelles nationales.
Didier BOFATSHI
RTNC / VFI7, voltefaceinfos7.com