
Le visage humain de la solidarité
Kalemie, 6 juin 2026. Dans un contexte marqué par l’afflux continu des populations fuyant les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, la Ministre d’État aux Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaïba Masudi, a lancé une mission d’assistance humanitaire dans la province du Tanganyika. Selon les informations publiées sur la page officielle du Ministère d’État des Affaires sociales, cette opération vise à apporter un soutien direct à plus de 2.000 ménages déplacés, tout en réaffirmant l’engagement du Gouvernement envers les victimes de la crise sécuritaire.
Kalemie, refuge au cœur de la tempête
Depuis plusieurs mois, Kalemie est devenue l’un des principaux havres d’accueil pour des milliers de Congolais contraints de fuir les violences qui secouent le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Derrière chaque arrivée se cache une histoire de rupture, d’exil et d’espoir.
Mandatée par le Président Félix Tshisekedi et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, Eve Bazaïba est venue porter un message de solidarité nationale. « Nous sommes venus encourager la population du Tanganyika pour l’élan de solidarité dont elle fait preuve envers nos compatriotes déplacés par la guerre », a-t-elle déclaré.
La main de l’État face à l’urgence
Au-delà du symbole, la mission se veut concrète. Des visites sont prévues dans plusieurs sites et familles d’accueil afin d’évaluer les conditions de vie des déplacés et d’identifier leurs besoins prioritaires.
Vivres, biens non alimentaires et assistance sociale figurent au cœur du dispositif. Une réunion technique et sécuritaire a également été organisée au gouvernorat de province afin de coordonner les opérations de distribution et de renforcer l’efficacité de la réponse humanitaire.
Quand la solidarité devient résistance
Dans une province soumise à une pression humanitaire croissante, l’accueil des déplacés est devenu un acte de résilience collective. « La grandeur d’une nation se mesure à la manière dont elle traite les plus vulnérables », disait Mahatma Gandhi.
À travers cette mission, le Gouvernement cherche à démontrer que la guerre ne doit pas avoir le dernier mot sur la fraternité nationale.
L’espoir malgré l’exil
Au Tanganyika, les chiffres traduisent l’ampleur de la crise, mais ils ne racontent pas toute l’histoire. Derrière les statistiques se trouvent des familles qui attendent protection, dignité et avenir. « La solidarité est la tendresse des peuples », écrivait Gioconda Belli. À Kalemie, cette tendresse prend aujourd’hui la forme d’une assistance d’urgence, mais surtout d’un message : aucune partie du Congo ne doit être abandonnée lorsque la nation est éprouvée.
Didier BOFATSHI

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