
Triomphe contesté, tension immédiate
Dans un communiqué publié le 8 juin de Maniema-Union, le club de Kindu, vainqueur du TP Mazembe (2-1) au stade de Kamalondo lors des play-offs de Ligue 1, dénonce de graves incidents survenus après la rencontre. Agressions de joueurs, failles sécuritaires, contestations arbitrales et climat jugé défavorable alimentent une vive polémique. Le club saisit la Linafoot et exige des éclaircissements pour préserver l’équité du championnat.
Kamalondo, victoire sous haute tension
Le succès de Maniema-Union à Lubumbashi n’a pas refermé les tensions. Le club affirme que plusieurs de ses joueurs ont été pris à partie à la sortie du terrain par certains supporters et acteurs présents autour de l’aire de jeu. Des faits qualifiés d’« inacceptables », venant ternir une victoire pourtant historique face au géant lushois.
Sécurité fragilisée, climat dénoncé
Dans son communiqué, Maniema-Union remet en cause le dispositif sécuritaire. Malgré un huis clos décrété, plusieurs intrusions auraient été constatées. Le club évoque un environnement défavorable depuis le début des play-offs, dénonçant une accumulation de déséquilibres organisationnels.
Arbitrage sous contestation
Sur le plan sportif, les Unionistes contestent certaines décisions arbitrales jugées déterminantes dans le déroulement du match, notamment des choix perçus comme litigieux en fin de rencontre. Ces éléments nourrissent un sentiment de frustration et de défiance.
Linafoot interpellée, compétition sous surveillance
Maniema-Union appelle la Linafoot et les instances compétentes à « faire toute la lumière » sur les incidents et à garantir le respect des règlements. L’enjeu dépasse le seul match : c’est la crédibilité du championnat qui est désormais questionnée.
Une victoire qui interroge le système
Au-delà du score, c’est l’architecture du fair-play qui vacille. « Le sport sans justice perd son sens », rappelait Coubertin. À Kamalondo, la victoire de Maniema-Union ouvre moins une célébration qu’un débat : celui de la confiance dans l’institution sportive elle-même.
Didier BOFATSHI

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