
Selon une information publiée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP) et consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, des frappes attribuées à une coalition RDF-AFC-M23 ont touché, dans la soirée du samedi 18 avril 2026, les localités de Mikenge et Kakenge, dans la province du Sud-Kivu (RDC). L’attaque, survenue malgré les récents pourparlers de paix en Suisse et les engagements signés à Montreux sur la protection des civils, aurait causé la mort de quatre civils et fait huit blessés, selon les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). L’armée évoque des zones habitées touchées et annonce envisager une riposte appropriée.
La paix en vitrine, la guerre en coulisses
À Montreux, en Suisse, les signatures promettaient la retenue. À Mikenge et Kakenge, elles se sont dissoutes dans le fracas des frappes. Selon le lieutenant-colonel Mongba Hazukay, porte-parole intérimaire des FARDC, ces attaques ont visé des positions militaires et des zones civiles. Cette contradiction illustre ce que Clausewitz décrivait déjà : « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Ici, elle semble surtout en contester les promesses.
Le ciel devenu champ de chasse
Dans la soirée du 18 avril 2026, des drones auraient survolé le Sud-Kivu, frappant indistinctement positions militaires et zones habitées, selon le communiqué militaire relayé par l’ACP. La technologie, censée éloigner le soldat du champ de bataille, rapproche désormais la mort du quotidien. Paul Virilio l’avait anticipé : « inventer le navire, c’est inventer le naufrage ».
Les civils, alphabet du chaos
Les victimes quatre morts et huit blessés, majoritairement femmes et enfants selon les FARDC deviennent ici plus que des chiffres : elles incarnent la fracture du conflit. Susan Moeller rappelle que la souffrance civile est devenue « une grammaire politique de la guerre », où chaque victime devient un argument dans la bataille des légitimités.
La vérité en éclats
Entre le récit militaire congolais et les engagements diplomatiques signés en Suisse, deux réalités s’entrechoquent sans se rencontrer. Frantz Fanon écrivait : « Chaque génération doit découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ». Dans l’Est congolais, cette mission semble désormais inclure celle de définir la vérité elle-même.
Dans le Sud-Kivu, la guerre ne frappe pas seulement les corps : elle fracture les récits. Et dans cet entrelacs de déclarations et de déflagrations, une certitude vacille celle de la paix annoncée. Comme le rappelait Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »