
La Constitution dans la tourmente
Selon l’information consultée sur rfi.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, lundi 29 juin 2026 à Dakar, une réforme de la Constitution par 129 voix sur 129 députés présents. Dans une atmosphère tendue, marquée par des manifestations, des affrontements politiques et le boycott de l’opposition, le gouvernement annonce désormais un référendum pour soumettre le texte au jugement populaire.
L’hémicycle sous pression
Avant l’ouverture des débats, les forces de l’ordre ont dispersé des militants de l’Alliance pour la République (APR) et d’autres formations politiques rassemblés près de l’Assemblée nationale. Des interpellations ont eu lieu. Puis, dans l’hémicycle, la tension s’est embrasée.
Le député Abdou Mbow a refusé de quitter la tribune, exigeant la suspension de la séance. Une altercation a éclaté avant l’intervention de la gendarmerie. L’opposition a dénoncé un « coup de force » et a choisi le boycott.
Le peuple, ultime arbitre
Cette réforme dépasse un simple changement juridique. Elle touche au cœur du pacte républicain. Le référendum annoncé place désormais les citoyens devant une responsabilité historique : décider de l’avenir institutionnel du pays.
Comme l’écrivait Jean-Jacques Rousseau : « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée. »
La Constitution n’est pas seulement un texte politique ; elle est la mémoire vivante d’une nation.
Le défi du dialogue
Dans cette période de tension, le Sénégal est appelé à préserver l’équilibre entre réforme institutionnelle et cohésion sociale. Les acteurs politiques, les forces de sécurité et les citoyens portent chacun une part de responsabilité.
Nelson Mandela rappelait : « La démocratie signifie écouter parfois ce que l’on ne veut pas entendre. »
L’avenir dira si cette réforme deviendra un pont vers une nouvelle étape démocratique ou une nouvelle fracture. Car, comme le soulignait Victor Hugo : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu. » Le temps du Sénégal est désormais celui du choix collectif.
Didier BOFATSHI

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