Prince Epenge, porte-parole de Lamuka
Prince Epenge, porte-parole de Lamuka

Le verrou républicain

Le débat sur la révision constitutionnelle s’intensifie en République Démocratique du Congo. Mardi soir, lors d’un Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, Prince Epenge, membre de la C64, a rejeté les arguments de Christian Lumu, cadre de l’UDPS. Il estime que la Constitution demeure fonctionnelle et que la crise relève davantage de la gouvernance que du texte fondamental.

Le choc des arguments

D’emblée, Prince Epenge rappelle qu’une Constitution « organise comment on prend le pouvoir, comment on l’exerce et comment on le transmet ». Ensuite, il interpelle ses contradicteurs : « Qu’il me donne cinq articles » empêchant l’accès à l’eau, à l’électricité, aux bourses ou même une déclaration de guerre. Selon lui, aucune disposition n’interdit ces politiques publiques. Il ajoute que l’article 220 protège la forme républicaine et prévient toute concentration durable du pouvoir.

L’ombre des ambitions

Par ailleurs, il affirme que « le seul mobile » de cette réforme serait « le maintien au pouvoir ». Cette lecture nourrit un débat où les enjeux institutionnels croisent les rapports de force politiques. Comme l’écrivait Montesquieu, « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».

L’épreuve de l’histoire

Enfin, Prince Epenge invoque les accords de Sun City et le référendum de 2005 pour défendre un compromis national. Son avertissement dépasse la controverse du moment. Albert Camus rappelait : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. » L’avenir jugera si le dialogue l’emporte sur la confrontation.

Didier BOFATSHI

 

Jéusu-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *