De Kinshasa aux zones en crise, l’école congolaise entame une année où ouvrir les classes ne suffira pas : il faudra maintenir l’apprentissage.

Kinshasa, 1er septembre 2026. La République démocratique du Congo a lancé ce mardi l’année scolaire 2026-2027. Près de 31 millions d’élèves sont attendus dans les établissements du pays. La cérémonie officielle s’est tenue à la N’Sele, à Kinshasa, sous la conduite de la ministre d’État Raïssa Malu.

Rentrée scolaire 2026-2027 : une exigence de résultats

La ministre place cette rentrée sous le signe de l’exécution des réformes et de la qualité des apprentissages.

« Cette rentrée doit être celle de l’exécution », a déclaré Raïssa Malu. Elle demande aussi aux enseignants de placer l’élève au centre de leur mission et de veiller effectivement à ses apprentissages.

Le gouvernement annonce 78 cantines scolaires pilotes, soit trois par province. Il prévoit aussi des Clubs de Veille Citoyenne dans les établissements.

Une rentrée dans un contexte de crise

L’année commence alors que certaines régions restent confrontées aux conflits et à des risques sanitaires liés à Ebola. Dans 18 sous-divisions éducationnelles classées à haut risque, le ministère prévoit un enseignement à distance pour maintenir les apprentissages.

Cette mesure révèle le seul enjeu implicite essentiel de cette rentrée : préserver la continuité scolaire lorsque la crise empêche la présence en classe.

L’école comme continuité sociale

Nelson Mandela résumait la portée universelle de l’éducation :  »L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde ».

Dans le cas congolais, cette pensée éclaire le choix de maintenir le lien pédagogique malgré les contraintes. L’école devient alors un service public qui doit continuer même lorsque son fonctionnement ordinaire est perturbé.

31 millions d’élèves, une responsabilité nationale

Avec plus de trois millions d’élèves attendus à Kinshasa, la capitale concentre près de 16 % de l’effectif national.

La rentrée ne se résume donc pas à la réouverture des portes. Elle engage la présence des enseignants, la qualité des cours, la protection des élèves et la continuité des apprentissages.

L’année 2026-2027 dira si ces engagements produisent des résultats mesurables dans les écoles.

La RDC pourra-t-elle maintenir durablement l’apprentissage de chaque enfant lorsque les crises empêchent l’école de fonctionner normalement ?

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Source : Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté

Didier BOFATSHI

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