Après six mois de mise en conformité, le gouvernement congolais passe à la phase de contrôle de la réglementation sur le petit commerce et le commerce de détail. Vendredi 2 octobre 2026, à Kinshasa, le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba a appelé les opérateurs à respecter le décret n°26/011 du 30 mars 2026.
Une réforme en phase d’application
Le texte réserve le petit commerce aux Congolais et encadre le commerce de détail. Les opérateurs étrangers peuvent accéder à dix catégories de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital, sous réserve d’obtenir un Avis de Non-Objection (ANO). Le commerce de gros reste ouvert aux opérateurs congolais et étrangers. Le cumul entre gros et détail est interdit.
Le délai de régularisation, ouvert en avril, a expiré le 30 septembre 2026. Le ministère avait annoncé une période d’accompagnement avant les contrôles.
Un recensement, pas un bilan d’infractions
En septembre, le gouvernement indiquait avoir identifié et géolocalisé 2 689 opérateurs économiques représentant 67 nationalités à Kinshasa. Ce chiffre mesure le recensement administratif, mais ne permet pas de déterminer combien sont en infraction ou déjà en conformité.
L’enjeu économique dépasse le contrôle
La réforme cherche à clarifier les frontières entre petit commerce, détail et gros et à renforcer l’entrepreneuriat national. Mais son effet sur les prix, l’approvisionnement et la concurrence reste à mesurer. Les travaux de l’OIT montrent que la formalisation fonctionne mieux lorsque les règles sont simples, les coûts maîtrisés et les bénéfices de la conformité visibles.
Ce que l’on peut établir
Après la sensibilisation, l’administration doit vérifier l’application des règles. La suite dépendra de sa capacité à appliquer les mêmes critères aux opérateurs concernés, traiter les demandes d’ANO et documenter les résultats des contrôles sur le terrain.
Sources : Ministère de l’Économie nationale → décret n°26/011/Journal officiel → Conseil des ministres → OIT → Banque mondiale.

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