
Ligne de fracture institutionnelle
Le 4 juin 2026 à Kinshasa, Jean-Claude Baende, rapporteur adjoint du Sénat et président de l’ADH, défend devant la presse la réforme constitutionnelle en RDC. Il affirme que l’adaptation du texte fondamental aux réalités politiques et sociales n’est ni tabou ni nouveauté, dans un climat de controverses politiques.
La Constitution face au temps
Dans un climat de controverses, Jean-Claude Baende rappelle que « l’adaptation de la Constitution aux réalités du moment n’est ni une nouveauté ni un tabou ». Pour lui, le texte fondamental doit évoluer avec les mutations sociales et politiques. Montesquieu soulignait que « les lois doivent être relatives au climat, au peuple et aux circonstances ».
Le débat du ‘Zaïre’ et fractures
Parmi ses propositions, Baende évoque le retour à l’appellation « Zaïre », censée réduire la confusion identitaire entre États homonymes. Il suggère aussi la révision de l’article 10 sur la nationalité et une réforme électorale visant les gouverneurs et sénateurs au suffrage universel direct. Ces pistes ravivent des sensibilités historiques où identité, diaspora et souveraineté s’entrecroisent.
Gouvernance sous tension
Baende appelle à un débat apaisé, loin des surenchères politiques. Il salue les efforts économiques du gouvernement et plaide pour la lutte contre la corruption et la ratification d’accords internationaux. Alexis de Tocqueville rappelait que « la démocratie est un équilibre fragile entre institutions et confiance ». Un débat qui engage l’avenir institutionnel de la nation congolaise.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime