
Le peuple au cœur du débat
RDC, CALCC, Constitution, paix, sécurité et justice : le débat national prend une nouvelle intensité. Dans son message intitulé « Bâtissons ensemble un Congo nouveau : tous debout pour faire résonner la voix de nos pères dans la foi », lu à la messe du mardi 30 juin 2026, dirigée par le cardinal Fridolin Ambongo à la cathédrale Notre-Dame du Congo à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la RDC, le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) a appelé à placer les urgences sociales au sommet des priorités nationales.
La voix d’une conscience
Face au débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle, le CALCC a lancé un message fort : « Le peuple a faim de paix, le peuple a faim de pain, le peuple a faim de sécurité et de justice, et non d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure. » Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les tensions politiques et la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.
Selon l’organisation, la défense du bien commun doit guider l’action collective. « Notre combat est spirituel, citoyen et résolument non violent. Face à la force, nous opposons la foi, l’unité et la résistance pacifique. »
Entre institutions et réalités
Le CALCC estime que toute évolution institutionnelle doit rester connectée aux attentes profondes de la population. Le message rappelle que la stabilité d’un État repose d’abord sur la confiance, la justice et la protection des citoyens.
Comme l’écrivait Jean-Jacques Rousseau : « Le peuple est le souverain. » Cette pensée résonne comme une interpellation sur la responsabilité des dirigeants envers ceux qu’ils représentent.
L’avenir comme responsabilité
Dans une RDC confrontée aux défis sécuritaires, sociaux et politiques, le débat constitutionnel demeure au centre des préoccupations. Toutefois, le CALCC appelle à ne pas perdre de vue l’essentiel : la dignité humaine.
« Nous n’avons pas le droit de léguer à nos enfants une République colonisée de l’intérieur. » Cette phrase résume une inquiétude, mais aussi un appel à l’action collective.
Comme le rappelait Albert Camus : « La démocratie, c’est d’abord le pouvoir de ceux qui n’ont pas de pouvoir. » La véritable grandeur d’une nation se mesure alors à sa capacité d’écouter le cri de son peuple avant d’écrire les pages de son avenir.
Didier BOFATSHI

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