
Le nouveau front constitutionnel
RDC, FCC, Joseph Kabila, Constitution, manifestations et démocratie : le débat institutionnel franchit une nouvelle étape. Ce mardi 30 juin 2026, après la messe du 66e anniversaire de l’indépendance à la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa, le Front Commun pour le Congo (FCC) a annoncé sa participation aux mobilisations contre tout projet de changement constitutionnel. Portée par Marie-Ange Mushobekwa, cette décision marque le retour d’une grande plateforme politique dans la rue.
La rue comme nouveau théâtre
Après son absence aux premières actions de l’opposition, le FCC rejoint désormais la Coalition Article 64 (C64). « Désormais, tous partis politiques, toutes les plateformes politiques qui composent le FCC vont participer à toutes les manifestations pour empêcher tout changement de la Constitution », a déclaré Marie-Ange Mushobekwa.
Elle affirme que cette mobilisation vise à « défendre la démocratie, l’unité et l’intégrité territoriale de la RDC ». Le mouvement annonce une participation aux manifestations du 8 juillet, malgré les restrictions liées au contexte sanitaire.
Le poids des institutions
Derrière cette bataille politique se joue une question essentielle : l’avenir de l’équilibre institutionnel congolais. Le débat constitutionnel dépasse le texte juridique ; il touche à la confiance entre citoyens et dirigeants.
Comme l’écrivait Montesquieu : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. »
L’épreuve de la démocratie
Le FCC promet une lutte « pacifique, main nue pour défendre la Constitution de notre pays ». Cette déclaration ouvre une nouvelle séquence politique où dialogue, responsabilité et respect de l’ordre public deviennent les clés du prochain affrontement démocratique.
Comme le rappelait Hannah Arendt : « La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie. » En RDC, l’histoire institutionnelle s’écrit désormais sous le regard vigilant d’un peuple appelé à juger la force des arguments plutôt que la passion des camps.
Didier BOFATSHI

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