Le rendez-vous de la souveraineté

À l’occasion de la fête de l’Indépendance, le 30 juin 2026, l’archevêque Ejiba Yamapia, président de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil, a appelé les Congolais à soutenir le référendum sur la réforme constitutionnelle.  Il a plaidé pour « un processus référendaire apaisé, transparent, inclusif et respectueux des aspirations de notre peuple souverain », tout en exhortant la Cour constitutionnelle à statuer « diligemment » afin de permettre la poursuite de la procédure.

Quand la foi rejoint la République

Face aux fidèles réunis dans son église, le prélat a fait scander à trois reprises le mot « Référendum ! », transformant son message en appel à la mobilisation citoyenne. Il a insisté sur la portée nationale de cette consultation : « Elle ne concerne pas juste quelques juristes… elle concerne tout le peuple congolais, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. »

Comme le rappelait Montesquieu, « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. » Toute réforme constitutionnelle trouve ainsi sa légitimité dans le respect des institutions, de l’État de droit et de la souveraineté populaire.

Au-delà des discours

Cette intervention illustre l’influence persistante des acteurs religieux dans les grands choix institutionnels de la RDC. Si le référendum relève d’abord d’un cadre juridique, il devient aussi un enjeu politique et citoyen où se croisent convictions, responsabilités et attentes populaires. Dans cette dynamique, informer avec rigueur demeure essentiel pour préserver le débat démocratique. Comme l’écrivait Hannah Arendt, « Le pouvoir naît lorsque les hommes agissent ensemble. » Mais cette force collective ne produit ses effets que lorsqu’elle s’exerce dans la transparence, le dialogue et le respect des principes républicains.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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