RDC : Kamitatu compare Tshisekedi à Louis XIV choc politique autour d’un pouvoir accusé de personnalisation et de la bataille constitutionnelle

Une a6ccusation choc qui embrase le débat politique

La scène politique congolaise s’enflamme après une sortie d’Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, qui a comparé le mode de gouvernance actuel à celui de Louis XIV. Lors d’un Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il dénonce une dérive qu’il décrit comme une concentration extrême du pouvoir : « régnant absolument avec sa cour et ses flatteurs ». Cette déclaration intervient dans un climat de fortes tensions institutionnelles et de débats persistants sur la place de la Constitution dans l’équilibre politique du pays.

Le miroir de Versailles dans le débat congolais

L’image de Louis XIV n’est pas anodine. Elle convoque celle d’un pouvoir centralisé, vertical, entouré de courtisans. Une métaphore politique lourde, qui transforme le débat congolais en confrontation sur la nature même de l’État.

« Le pouvoir absolu corrompt absolument », écrivait Lord Acton. Une formule qui résonne comme une mise en garde face à toute personnalisation excessive du pouvoir exécutif.

La Constitution comme bouclier contre les passions politiques

Pour Kamitatu, la Loi fondamentale constitue un rempart contre les dérives du moment. Il insiste sur la nécessité de préserver la neutralité des règles constitutionnelles face aux ambitions politiques : « Toutes les règles de la Constitution doivent être hors des passions du moment ».

Dans cette lecture, la Constitution n’est pas un instrument politique, mais un garde-fou institutionnel destiné à protéger les minorités et les générations futures.

Ulysse contre les sirènes : la politique sous contrainte

L’opposant mobilise aussi la mythologie grecque, évoquant Ulysse attaché au mât pour résister aux sirènes. Une image puissante du pouvoir encadré par des règles supérieures à la volonté individuelle.

Elle traduit une idée centrale : sans contrainte institutionnelle, le pouvoir devient vulnérable aux dérives de la personnalisation.

Sun City, mémoire d’un pacte fragilisé

En filigrane, le pacte de Sun City est convoqué comme fondement d’un équilibre politique construit sur le compromis et la limitation des ambitions individuelles.

Une République face à son reflet

Derrière la comparaison avec Louis XIV, se joue une question essentielle : celle de la nature du pouvoir en RDC — encadré par la Constitution ou aspiré vers une logique d’absolutisme moderne. « La démocratie est un combat permanent », rappelait Jean-François Revel. Et une interrogation demeure, brûlante : une République peut-elle survivre lorsque ses institutions deviennent le miroir d’un pouvoir sans contrepoids ?

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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