La RDC et l’Angola accélèrent l’exploitation de leur Zone maritime d’intérêt commun. Le bloc 14/23 avance après de nouveaux actes juridiques. Le partage des revenus publics reste fixé à 50 % pour chaque État. Mais Kinshasa doit encore transformer cet accord en production et en recettes concrètes.
ZIC RDC–Angola : les faits
Le 22 juillet 2026, Kinshasa et Luanda ont signé un avenant au contrat de partage de production. Les deux pays ont aussi engagé l’activation des structures de gestion.
Le projet concerne le bloc 14/23. La zone se trouve au large des deux pays. Elle reste liée à leur coopération maritime et pétrolière.
Des revenus partagés à parts égales
Les accords prévoient un partage de 50 % des revenus publics pour chaque État. Ces recettes comprennent notamment les impôts, taxes, bonus et pénalités.
Cette règle ne signifie pas un partage direct de toute la production. Le contrat prévoit d’abord la récupération des coûts engagés. Le pétrole-profit suit ensuite les règles prévues.
Un enjeu majeur pour Kinshasa
La ZIC peut accroître les recettes publiques congolaises. Elle peut aussi soutenir les emplois et les compétences nationales.
Mais l’enjeu reste désormais l’exécution. Comme l’écrivait Max Weber, la politique exige « un effort lent et tenace ».
Le sens caché essentiel se trouve ici : l’accord doit passer du papier au baril. La réussite dépendra donc du contrôle des opérations et des recettes.
La RDC–Angola ZIC ouvre ainsi une nouvelle étape. Les prochains travaux diront si cette promesse deviendra une réalité économique.
Kinshasa saura-t-il transformer ce partage en recettes durables pour sa population ?
Didier BOFATSHI
Opinion info / VFI7

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