Le tonnerre de New York

Au Conseil de sécurité de l’ONU, vendredi 26 juin, l’ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC), Zénon Mukongo Ngay, a dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Devant les grandes puissances, le diplomate congolais a dénoncé la poursuite des violences armées, les souffrances des civils et appelé à l’application intégrale de la résolution 2773-2025, exigeant le retrait des forces étrangères et la fin des hostilités du M23.

La guerre derrière les chiffres

« Sur le terrain, la coalition M23-RDF continue d’occuper des localités congolaises, d’établir des administrations parallèles et de brandir la menace de nouvelles conquêtes militaires », a déclaré Zénon Mukongo Ngay.

Ces mots résonnent comme une alerte face à une crise où les cartes militaires cachent des drames humains. Selon l’ambassadeur, « des millions de personnes ont été déplacées et des violations graves et massives des droits humains continuent d’être documentées ».

La souffrance des populations devient ainsi le visage silencieux d’un conflit prolongé. Comme l’écrivait Albert Camus : « Le journalisme est le métier qui consiste à expliquer ce qui se passe à ceux qui ne peuvent pas voir. »

La bataille des engagements

Kinshasa demande désormais des actes. « Ma délégation appelle à la mise en œuvre intégrale et sans condition de la résolution 2773-2025 », a insisté le représentant congolais, rappelant l’exigence du retrait de la force de défense rwandaise du territoire congolais et la cessation immédiate des hostilités.

Derrière cette demande se joue une bataille plus large : celle de la crédibilité de la communauté internationale. Une résolution n’a de poids que lorsqu’elle transforme les promesses en réalité.

La paix au-delà des discours

L’ambassadeur a également défendu le rôle central de la MONUSCO, appelant à garantir « la pleine liberté de mouvement » de la mission et des ressources suffisantes pour son mandat.

L’enjeu dépasse donc la diplomatie : il touche à la survie des populations, à la souveraineté nationale et à la stabilité régionale.

« La paix n’est pas seulement l’absence de conflit, c’est la création d’un environnement où tous peuvent prospérer », rappelait Nelson Mandela. Une vérité qui interpelle l’avenir : car, comme le soulignait Victor Hugo, « rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu ». Pour l’Est de la RDC, le temps attendu reste celui d’une paix réelle, visible et durable.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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