Quatre ans de promesses scellées à Kinshasa

À Kinshasa, une poignée de main a suffi pour prolonger une histoire dense. La RDC et la France ont signé un nouveau protocole de coopération pour quatre ans, prolongeant un partenariat déjà lourd de plus de 500 millions d’euros engagés depuis 2021. Le geste est feutré, le message appuyé : Paris et Kinshasa choisissent la continuité dans un monde instable.

Pour la ministre française déléguée à la Francophonie, Éléonore Caroit, il s’agit d’un partenariat « qui marche », ancré dans les secteurs vitaux : environnement, énergie, enseignement, transport, agriculture et forêts. Autrement dit, le cœur battant du développement. Plus que les chiffres, insiste-t-elle, c’est l’alignement des priorités qui donne sens à l’accord.

L’argent, mais surtout le sens

Le protocole ne parle pas seulement d’investissements. Il parle de trajectoire. Comme l’écrivait Amartya Sen, « le développement est une expansion des libertés réelles ». En ciblant les secteurs structurants, la coopération franco-congolaise prétend transformer la dépense en capacité durable.

La continuité comme choix politique

Côté congolais, la vice-ministre des Finances, Garcia Yamba, assume la ligne : poursuivre, consolider, accélérer. La coopération est présentée comme un héritage assumé, mais aussi comme un levier stratégique. Raymond Aron rappelait que « la stabilité est souvent le produit de décisions répétées ». Kinshasa choisit la répétition plutôt que la rupture.

L’AFD en filigrane

Derrière l’accord, l’Agence française de développement reste l’architecte discret. Une présence technique, moins visible que politique, mais centrale. Pierre Bourdieu parlait de « pouvoir silencieux » : ici, il se loge dans les projets, les délais, l’exécution.

Ce protocole ne promet pas des miracles, mais une méthode. Et comme le notait Max Weber, « la politique est la lente perforation de planches dures ». À Kinshasa, la coopération franco-congolaise choisit de continuer à percer patiemment.

ACP / VF7, via voltefaceinfos7.com

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