Le procès FRIVAO à Kinshasa franchit une étape décisive. Le 19 août 2026, le ministère public a requis 15 ans de travaux forcés contre Constant Mutamba et Chançard Bolukola. Mais une réquisition ne constitue pas une condamnation. Cette nuance reste essentielle.
Procès FRIVAO : les faits essentiels
Devant la Cour de cassation, le parquet a visé plusieurs décaissements. Il cite notamment 14 millions de dollars remis à Congo Energy. Il évoque aussi 4 millions pour l’UCCN et 200 000 dollars pour la Tshopo.
D’autres sommes concernent Divo, Global Assurance, l’hôtel Zambeke. Le parquet mentionne aussi 269 920 dollars utilisés pour des besoins personnels. Il demande aussi leur restitution.
Procès FRIVAO : réquisition ou verdict ?
Pour Bolukola, le parquet a aussi requis cinq ans pour blanchiment. Toutefois, il demande de retenir la peine la plus forte. La Cour doit maintenant apprécier les faits et les preuves.
Constant Mutamba conteste les accusations. Il avait dénoncé un « faux dossier » et des « fausses mentions ».
Le dossier concerne des fonds destinés aux victimes. Leur gestion engage la confiance publique.
Procès FRIVAO : l’enjeu judiciaire
Montesquieu rappelle une règle simple : la justice doit protéger les droits. Ici, le point central reste la distinction entre accusation, réquisition et décision.
Le sens essentiel du dossier se trouve là. Une demande du parquet ne vaut pas jugement. La Cour doit rendre sa propre décision.
La prochaine étape judiciaire sera attendue. Le procès FRIVAO pourra-t-il clarifier l’usage des fonds destinés aux victimes ?
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Didier Bofatshi

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