Le débat entre cadres d’Ensemble pour la République révèle une contradiction : le parti de Moïse Katumbi défend l’alternance et l’État de droit face au pouvoir, tout en exposant des tensions internes qui interrogent sa culture démocratique.
Une querelle politique
La polémique autour d’Olivier Kamitatu, Salomon Kalonda et Hervé Diakiese alimente la polémique. Ouragan rapporte des critiques visant les déclarations de Diakiese.
En 2018, l’AMK comptait 22 députés nationaux. Le PND de Kalonda en avait obtenu 12 et 12 élus provinciaux. Ces résultats donnent une base au débat sur le poids politique.
Des chiffres, mais surtout des règles
Une démocratie ne se mesure pas seulement au nombre d’élus. Elle se juge aussi à la capacité d’un parti à organiser la contradiction et régler les désaccords.
Les statuts officiels d’Ensemble prévoient la « libre discussion », la tolérance et le respect des minorités. Le parti affirme vouloir conquérir démocratiquement le pouvoir et l’exercer conformément à la Constitution.
La démocratie commence dans la maison
John Stuart Mill écrivait : « celui qui ne connaît que son propre côté de la question ne connaît pas grand-chose ». Cette pensée éclaire le débat. Défendre la démocratie contre le pouvoir suppose aussi d’accepter la contradiction dans sa propre formation.
L’essentiel est là : l’auto-neutralisassions interne peut affaiblir la crédibilité du discours démocratique externe. Elle ne prouve pas une absence de démocratie, mais crée une perception de fragilité exploitable par les adversaires.
Quel équilibre pour Ensemble ?
Ensemble poursuit sa restructuration, selon sa communication officielle, par débat organisé.
Ensemble peut-il défendre la démocratie à l’extérieur tout en la faisant vivre dans ses propres rangs ?
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Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime
