En République Démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain. L’alerte de l’ONU intervient alors que l’OMS décrit une transmission intense, une mortalité élevée et une extension à six provinces dans le pays.

Une progression qui change d’échelle

Depuis Bunia, Julien Harneis, coordinateur principal de l’ONU pour Ebola, a alerté vendredi sur une dynamique « exponentielle ». Selon l’ONU, environ 2 500 personnes seraient mortes en trois mois, dont la moitié en vingt jours.

Les données de l’OMS confirment l’accélération. Au 16 août, 5 305 cas confirmés et 2 548 décès avaient été enregistrés en RDC.

Le vrai danger : le temps perdu

Cette crise tient au décalage entre la transmission et la capacité d’intervention. L’OMS signale des chaînes inconnues, des difficultés d’accès aux soins, l’insécurité et des mouvements de population.

Albert Camus écrit dans La Peste : « La seule façon de lutter contre la peste, c’est l’honnêteté. » Informer tôt, accepter le dépistage et protéger les soignants deviennent des actes de santé publique.

Une crise qui dépasse la RDC

Les déplacements et échanges transfrontaliers exposent les pays voisins. L’OMS estime le risque très élevé en RDC et élevé dans plusieurs États limitrophes. La réponse exige surveillance, soins, vaccination, financement.

Le 20 août, l’OMS et Africa CDC ont annoncé 70 000 doses d’Ervebo : 20 000 pour un essai clinique et 50 000 pour les soignants.

Une course contre le temps

L’épidémie progresse rapidement, tandis que la réponse doit combler des écarts de surveillance, d’accès. Cette crise interroge la capacité des institutions à protéger les populations.

La RDC et ses partenaires peuvent-ils faire gagner la réponse sanitaire de vitesse sur ?

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Didier BOFATSHI

RFI / VFI7, voltefaceinfos7.com

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