Nord-Kivu : Kibabi tombe, les FARDC et les Wazalendo resserrent l’étau sur Rubaya après une série de revers infligés à l’AFC/M23

Photo d’illustration

L’étau se referme

Dans les montagnes brumeuses de Masisi, le front bascule progressivement. La cité stratégique de Kibabi, chef-lieu du groupement Mupfunyi/Kibabi, est passée vendredi matin sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo et des Wazalendo après de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23. Selon les informations d’ACTUALITE.CD, les insurgés se sont repliés vers la cité minière de Rubaya, désormais sous forte pression militaire.

Cette avancée marque un tournant symbolique et tactique dans les opérations menées cette semaine par la coalition FARDC-Wazalendo.

Les collines reprennent la parole

Avant Kibabi, au moins huit localités sont repassées sous contrôle gouvernemental : Katoy centre, Kinigi, Nyakigano, Kawere, Chugi, Muho, Bukumbirire et Gasenyi. Une progression rapide. Méthodique. Offensive.

Sur le terrain, les FARDC et leurs alliés communautaires affichent une détermination grandissante. Les opérations de ratissage se poursuivent tandis que des renforts convergent vers les positions reconquises.

« Une armée ne défend pas seulement un territoire ; elle défend une mémoire nationale », écrivait Charles de Gaulle. Dans le Nord-Kivu, cette bataille dépasse désormais le simple contrôle des collines : elle touche à l’autorité même de l’État.

Rubaya sous tension

À Rubaya, bastion minier convoité et verrou stratégique du Masisi, les rebelles renforcent leurs lignes en hommes et en munitions pour éviter une nouvelle débâcle. La cité cristallise les enjeux économiques et militaires de cette guerre prolongée.

Le bilan humain reste inconnu. Mais une réalité s’impose : la dynamique militaire semble progressivement changer de visage. Et dans les hauteurs tourmentées du Nord-Kivu, les FARDC et les Wazalendo avancent désormais avec une conviction affichée : reprendre, colline après colline, l’espace perdu à la rébellion.

Didier BOFATSHI

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