Ngaliema sous choc : Attaque armée nocturne, viols et blessures dans une capitale en alerte sécuritaire

Photo d’illustration

La nuit où la ville a basculé

Dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, la nuit du 26 mai 2026 s’est transformée en scène de violence extrême. Entre 3 h et 4 h du matin, des hommes armés ont fait irruption dans une parcelle située près de l’arrêt Brikin et du collège REKA, laissant derrière eux des blessés, des victimes de viol et un quartier traumatisé.

Selon les informations rapportées par Radio Okapi / Okapi.net, les assaillants ont également emporté argent et biens de valeur, agissant avec une brutalité méthodique, sans rencontrer de résistance immédiate des forces de sécurité.

Une ville sans veille suffisante

Les témoignages recueillis décrivent une attaque organisée, menée avec armes blanches et armes à feu improvisées. « Ils ouvraient chaque porte, ils frappaient, ils violaient, ils pillaient », confie un habitant, encore sous le choc.

Dans ce silence sécuritaire, la population dénonce l’absence d’intervention policière durant l’attaque, un vide opérationnel perçu comme une faille majeure dans la chaîne de protection urbaine.

Ngaliema, miroir d’une insécurité urbaine persistante

Au-delà du drame, l’événement révèle une réalité structurelle : la vulnérabilité persistante de certains quartiers de Kinshasa face aux attaques nocturnes. Le quartier Dimanga appelle désormais à l’installation urgente d’un sous-commissariat afin de renforcer la présence de l’État.

« Nous avons passé une nuit très agitée sans intervention de la police », témoigne un résident, évoquant coups de machette, vols et violences sexuelles.

Autorités interpellées, confiance fragilisée

Le bourgmestre de Ngaliema a indiqué ne pas avoir été informé de la situation au moment des faits, promettant un retour ultérieur sur l’incident. Une réponse jugée insuffisante par une population déjà éprouvée par une insécurité récurrente. Dans ce climat, la fracture entre perception citoyenne et réaction institutionnelle se creuse, nourrissant un sentiment d’abandon sécuritaire.

La ville face à ses ombres

« La violence est le dernier refuge de l’incompétence », écrivait Isaac Asimov. Une formule qui résonne durement dans ce contexte urbain où la nuit devient parfois territoire de non-droit. Et comme le rappelait Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». À Ngaliema, le malheur, lui, ne se nomme plus : il se vit.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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