
Le désert a parlé
L’Égypte a réussi une entrée remarquée dans la Coupe du monde 2026 en tenant la Belgique en échec (1-1), lundi 15 juin. Longtemps devant au score face à l’un des favoris du groupe G, les Pharaons ont finalement concédé l’égalisation en seconde période, mais repartent avec un point qui pourrait peser lourd dans la course à la qualification.
Face aux Diables Rouges, les Égyptiens ont affiché une discipline tactique remarquable, confirmant que le football africain entend jouer un rôle majeur dans ce Mondial.
Salah allume la première étincelle
L’Égypte a frappé la première. Servi par Mohamed Salah après un quart d’heure de jeu, Emam Ashour a profité d’un espace inattendu pour décocher une frappe puissante hors de portée de Thibaut Courtois.
Pendant une grande partie de la rencontre, les Pharaons ont ensuite déroulé leur scénario favori : défendre avec rigueur, casser le rythme adverse et exploiter les contre-attaques. Ashour a même failli doubler la mise juste avant la pause, profitant d’une erreur défensive belge.
Comme le disait Sun Tzu : « L’art suprême de la guerre est de soumettre l’ennemi sans combattre. » L’Égypte a longtemps appliqué cette maxime à la lettre.
Lukaku change le destin
Au retour des vestiaires, la Belgique a accéléré. Après un avertissement signé Kevin De Bruyne sur coup franc, l’entrée de Romelu Lukaku a modifié l’équilibre du match.
Moins d’une minute après son apparition, l’attaquant belge a semé le trouble dans la défense égyptienne. Sous pression, Mohamed Hany a involontairement envoyé le ballon dans ses propres filets. Une égalisation cruelle pour une équipe jusque-là irréprochable.
Mais les Pharaons n’ont pas cédé. Dans les derniers instants, le gardien Oufa Shobeir a réalisé un arrêt décisif devant Brandon Mechele pour préserver le nul.
L’Afrique avance, le rêve grandit
Après l’exploit du Cap-Vert face à l’Espagne, ce résultat confirme la montée en puissance des sélections africaines dans ce Mondial 2026. L’Égypte quitte cette première journée avec davantage qu’un point : elle repart avec une certitude.
Les rencontres face à la Nouvelle-Zélande et à l’Iran offrent désormais une perspective réelle de qualification. L’essentiel est là : le doute a changé de camp.
« Le succès, c’est tomber sept fois et se relever huit », enseignait un proverbe japonais. À travers leur courage et leur résilience, les Pharaons ont rappelé que les grandes aventures mondiales commencent souvent par un acte de résistance. Dans le désert du football mondial, l’Égypte vient de planter son premier drapeau.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime