
Le retour des conquérants
La Côte d’Ivoire a réussi son entrée dans la Coupe du monde 2026 en dominant l’Équateur (1-0), lundi 15 juin. Douze ans après sa dernière apparition sur la scène mondiale, la sélection ivoirienne retrouve les sommets avec un succès aussi précieux que symbolique. Cette victoire permet aux Éléphants de lancer idéalement leur campagne et de nourrir un rêve longtemps inaccessible : franchir enfin le premier tour d’un Mondial.
Douze ans d’attente, quatre-vingt-dix minutes de renaissance
Le succès ivoirien résonne comme une revanche sur l’histoire. Depuis leurs premières participations en 2006, 2010 et 2014, les Éléphants avaient toujours quitté la compétition dès la phase de groupes, malgré la présence de légendes telles que Didier Drogba, Yaya Touré, Kolo Touré ou Gervinho.
Cette fois, une nouvelle génération semble décidée à écrire son propre chapitre. Comme le disait Nelson Mandela : « Cela paraît toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait. »
Le souffle neuf d’Emerse Fae
Sous la direction d’Emerse Fae, la sélection s’appuie sur un effectif entièrement composé de joueurs évoluant à l’étranger. Répartis dans les grands championnats européens, Franck Kessié, Seko Fofana, Ibrahim Sangaré et Jean-Michel Serry incarnent l’ossature d’une équipe ambitieuse et expérimentée.
Cette richesse internationale constitue aujourd’hui l’un des principaux atouts d’un groupe qui allie maturité, puissance physique et discipline tactique.
Le rendez-vous avec l’Histoire
Au-delà des trois points, cette victoire ouvre une perspective nouvelle. Les Ivoiriens savent que chaque match peut désormais les rapprocher d’un exploit inédit : atteindre les phases à élimination directe d’une Coupe du monde.
La prudence demeure de mise. Mais l’espoir a changé de camp. Comme l’écrivait Victor Hugo : « L’avenir a plusieurs noms. Pour les faibles, il est l’inaccessible. Pour les courageux, il est l’idéal. »
À l’heure où les Éléphants retrouvent la lumière mondiale, une certitude émerge : le football ivoirien ne cherche plus seulement à participer à l’histoire, il ambitionne désormais de l’écrire.
Didier BOFATSHI

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