Crise à l’Est de la RDC : Seth Kikuni ouvre le procès politique des choix de Tshisekedi

La guerre dévoile les comptes à rendre

Selon les informations rapportées lors du Live Space animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, lundi 15 juin 2026, l’opposant en exil Seth Kikuni a relancé le débat national sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Au-delà des combats et des tensions régionales, son intervention place désormais la question de la responsabilité politique au centre de la scène démocratique.

Le pouvoir face au miroir

Seth Kikuni accuse Félix Tshisekedi d’avoir contribué, par certains choix stratégiques, à l’aggravation de la situation actuelle. Il évoque notamment la libération d’anciens responsables du M23 détenus à la prison militaire de Ndolo, les rapprochements politiques régionaux et les repositionnements diplomatiques de Kinshasa. « Qui les a libérés par ordonnance présidentielle ? Est-ce que c’est monsieur Kabila ou c’est monsieur Tshisekedi ? », a lancé l’opposant, appelant le chef de l’État à expliquer les décisions prises sous son mandat.

La bataille des récits

Cette sortie transforme la crise sécuritaire en débat institutionnel. Pour Kikuni, l’analyse ne doit pas seulement pointer les acteurs extérieurs, mais aussi interroger les choix internes ayant influencé le parcours national. « Moi, je ne peux poser des questions qu’à Félix Tshisekedi. Comment en sommes-nous arrivés là ? Il doit nous expliquer », a-t-il déclaré.

Cette exigence rejoint une idée chère au philosophe John Locke : « Là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté. » La démocratie impose donc un dialogue permanent entre pouvoir et citoyens.

La vérité comme horizon

Au-delà de la confrontation politique, la crise de l’Est devient un test de maturité démocratique. Les accusations de l’opposition, comme les réponses attendues du pouvoir, rappellent qu’une nation forte se construit aussi par la transparence et la responsabilité.

Comme le soulignait Nelson Mandela : « Une véritable démocratie ne consiste pas seulement à voter, mais à faire entendre la voix du peuple. » Dans cette épreuve, la RDC est appelée à transformer le débat politique en force de reconstruction nationale.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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