À New York, l’ONU et l’Union africaine confirment leur soutien à la médiation du Togo en RDC. Cette position intervient alors que plusieurs processus diplomatiques cherchent encore à produire des résultats concrets dans l’Est congolais.

L’ONU et l’UA confirment leur position

Selon le communiqué de l’Union africaine publié le 21 septembre, Mahmoud Ali Youssouf et António Guterres ont coprésidé, le 20 septembre à New York, une réunion de haut niveau consacrée à la coopération entre l’UA et l’ONU.

Les deux responsables ont examiné plusieurs crises africaines. La situation en République démocratique du Congo figurait parmi les dossiers abordés.

« En matière de paix et de sécurité, la réunion a souligné la nécessité de renforcer l’architecture de paix et de sécurité de l’Afrique, de consolider la diplomatie préventive et la médiation, et de veiller à ce que les ressources nécessaires soient disponibles pour promouvoir des solutions africaines aux défis africains. La discussion a également porté sur l’évolution de la situation au Sahel, en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en Somalie et en République démocratique du Congo, notamment sur le soutien continu apporté à la médiation menée par le Togo en RDC »

Cette déclaration confirme un appui diplomatique. Elle n’annonce ni nouvel accord de paix ni cessation des hostilités.

Un soutien qui doit encore produire des effets

En juillet, le panel de facilitateurs de l’UA avait adopté à Gaborone une feuille de route couvrant juillet à décembre 2026. Le document prévoit notamment la coordination politique, le suivi sécuritaire, l’accès humanitaire et le dialogue avec les groupes armés.

Cette démarche doit aussi s’articuler avec les processus de Washington et de Doha. L’UA prévoit des mécanismes de suivi, des missions de terrain et une mobilisation des ressources.

Nelson Mandela rappelait :« La paix ne se résume pas à l’absence de conflit ; elle consiste à créer un environnement dans lequel chacun peut s’épanouir. »

Cette pensée éclaire la portée de la déclaration de New York : la médiation constitue un cadre, mais son efficacité dépend de sa traduction en engagements appliqués et en amélioration vérifiable de la situation.

La question reste donc ouverte : le soutien renouvelé de l’ONU et de l’UA permettra-t-il d’accélérer la mise en œuvre des engagements pris pour l’Est de la RDC ?

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