Le gouvernement provincial de Kinshasa et la coalition Article 64 (C64) sont parvenus à un compromis sur l’organisation de la marche projetée par l’opposition dans la capitale. L’accord porte principalement sur l’itinéraire de la manifestation et intervient à la veille de la rentrée parlementaire prévue ce mardi 15 septembre.
Une séance de travail réunissant une délégation de la C64 et des représentants de l’exécutif provincial s’est tenue lundi à Kinshasa. La rencontre était présidée par le secrétaire exécutif provincial, Israël Mutala, en présence de plusieurs membres du gouvernement provincial.
Selon le Gouvernorat, les échanges ont permis de modifier le parcours initialement envisagé par les organisateurs. La coalition avait prévu un point de chute aux abords du Parlement. Sur instruction du gouverneur Daniel Bumba, l’exécutif provincial a invoqué la nécessité de préserver l’inviolabilité du Parlement, alors que les députés nationaux doivent effectuer leur rentrée parlementaire ce mardi.
La C64 a finalement accepté de déplacer le point de rassemblement. Le sit-in doit désormais se tenir du côté du siège de l’ECiDé, à proximité de l’école Sévigné, en face du stade des Martyrs. Deux itinéraires ont également été retenus pour encadrer le déplacement des manifestants.
Un compromis pour éviter un point de tension
Pour le gouvernement provincial, l’accord trouvé traduit la possibilité de concilier le droit de manifester avec la protection des institutions publiques.
Le Gouvernorat s’est félicité de « l’esprit constructif » ayant marqué les échanges et estime que le compromis doit contribuer à préserver la paix, la cohésion et l’apaisement du climat politique dans la capitale.
La manifestation est annoncée comme autorisée selon l’itinéraire convenu, conformément aux dispositions légales invoquées par les autorités provinciales.
Cette évolution marque une inflexion dans la gestion de la mobilisation de la C64. Plutôt qu’un affrontement autour de l’interdiction ou de l’autorisation de la manifestation, les discussions ont porté sur les conditions concrètes de son déroulement.
Le déplacement du point de chute permet notamment d’éviter que la mobilisation ne se déroule directement aux abords du Parlement au moment où celui-ci reprend ses activités.
Le droit de manifester face aux impératifs institutionnels
L’enjeu dépasse toutefois la seule question de l’itinéraire.
Dans un contexte politique marqué par les revendications de l’opposition autour du dialogue national, la gestion de cette manifestation constitue un test pour les autorités comme pour les organisateurs.
D’un côté, les pouvoirs publics doivent garantir l’ordre et la protection des institutions. De l’autre, les organisateurs doivent pouvoir exercer leur droit de manifester dans le respect du cadre légal.
Le compromis conclu à Kinshasa repose précisément sur cette recherche d’équilibre : maintenir la mobilisation politique sans placer le Parlement au centre de la confrontation.
Le Gouvernorat assure par ailleurs que les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la quiétude dans la capitale et appelle la population à vaquer librement à ses occupations.
Reste désormais à observer la mise en œuvre effective de l’accord sur le terrain. Car au-delà du compromis administratif conclu entre les autorités provinciales et la C64, la journée de mardi constituera un indicateur de la capacité des différents acteurs à privilégier la concertation lorsque leurs intérêts se trouvent en tension.
Dans une capitale où les mobilisations politiques peuvent rapidement prendre une dimension nationale, la maîtrise de l’itinéraire devient aussi une manière de maîtriser le risque de confrontation.
Source : Gouvernorat de Kinshasa, communiqué publié sur sa page officielle Facebook, 15 septembre 2026. Publication officielle du Gouvernorat de Kinshasa
Source : Gouvernorat de Kinshasa, communiqué publié sur sa page officielle Facebook, 15 septembre 2026. Publication officielle du Gouvernorat de Kinshasa

Jésus-Christ t’aime
