La marche du 22 juillet annoncée par la Coalition Article 64 (C64) s’annonce comme un test majeur. L’opposition entend défendre la Constitution et contester un projet de changement institutionnel. Toutefois, cette mobilisation ne constitue pas un mécanisme automatique de départ du président Félix Tshisekedi.

La rue monte, le pouvoir demeure

La C64 appelle à un rassemblement devant le Palais de la Nation. Les organisateurs veulent remettre un mémorandum au chef de l’État et défendre l’ordre constitutionnel.

Cependant, dans un État de droit, une manifestation exerce une pression sans remplacer les procédures prévues par la Constitution. Comme l’écrivait Alexis de Tocqueville, « le pouvoir social des citoyens est une force essentielle de la démocratie ».

La Constitution au cœur du duel politique

Cette mobilisation intervient dans un climat tendu autour d’un débat constitutionnel qui divise la classe politique congolaise. Pour l’opposition, la Constitution représente un rempart démocratique. Pour la majorité, toute évolution institutionnelle relève du débat national.

Ainsi, la marche devient un indicateur de popularité et un test de cohésion.

Un rendez-vous décisif sans rupture immédiate

Le 22 juillet mesurera la capacité des acteurs à convaincre l’opinion. La rue peut accélérer une crise, mais elle ne décide pas seule du changement de pouvoir.

« La démocratie est un gouvernement par la discussion », rappelait Jürgen Habermas. En RDC, l’enjeu reste celui d’un équilibre fragile entre mobilisation citoyenne et institutions, selon la pensée politique profonde d’Hannah Arendt.

Didier BOFATSHI

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