Le retour d’un vieux séisme

Le débat sur les mandats présidentiels en RDC revient sur le devant de la scène. Dans sa Carte blanche n°302, consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com sur sa page officielle, l’ancien ministre et député Steve Mbikayi estime que le nombre de mandats ne décide pas du développement d’un pays. Il appelle plutôt à des élections crédibles et à une meilleure gouvernance. Son texte relance un sujet très sensible à Kinshasa.

Les mandats présidentiels en RDC reviennent ainsi au cœur du débat politique. Sur sa page officielle, Steve Mbikayi défend la suppression de la limitation des mandats. Toutefois, il insiste sur la nécessité d’organiser des élections « véritablement libres, transparentes et crédibles ».

Selon lui, la bonne gouvernance reste le principal moteur du développement. Il affirme que plusieurs pays ayant changé leurs Constitutions affichent aujourd’hui de meilleurs résultats économiques et sociaux.

Le vent des réformes

Steve Mbikayi cite le Rwanda, l’Égypte, le Cameroun, l’Algérie et la Chine. Tous ont modifié, chacun à sa manière, les règles liées aux mandats présidentiels.

Son idée est simple. Il n’existe pas de lien direct entre la limitation des mandats et le développement économique.

Cette réflexion rappelle les mots de Raymond Aron : « Les institutions ne valent que par les hommes qui les font vivre. » En d’autres termes, une loi ne suffit pas à elle seule pour garantir la démocratie ou le progrès.

Les blessures de l’histoire

En RDC, cette question dépasse le cadre juridique. Elle renvoie à une histoire marquée par de longues présidences et plusieurs crises politiques.

Ainsi, toute idée de réforme constitutionnelle suscite rapidement des inquiétudes. Beaucoup craignent une trop grande concentration du pouvoir.

Le débat révèle surtout un manque de confiance envers les institutions. Pour certains, la limitation des mandats reste une protection contre les abus.

Le vrai défi

Le message de Steve Mbikayi est clair. Le pays parle beaucoup des institutions, mais moins des problèmes quotidiens des citoyens.

La pauvreté, le chômage, l’insécurité, la corruption et l’accès aux services publics demeurent pourtant les principales préoccupations.

Aristote écrivait : « Le bon gouvernement est celui qui fait le bonheur des peuples. » Cette idée rappelle qu’un pouvoir est aussi jugé sur sa capacité à améliorer la vie des citoyens.

Entre choix politique et avenir

Le débat sur les mandats présidentiels en RDC ouvre une nouvelle réflexion sur l’avenir institutionnel du pays.

Toute réforme devra toutefois tenir compte de la volonté du peuple et de la stabilité nationale.

La question reste donc posée : le vrai enjeu est-il le nombre de mandats ou la capacité des institutions à garantir des élections crédibles et une bonne gouvernance ?

Comme le rappelait Montesquieu, « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». Entre continuité politique et exigence démocratique, la RDC fait de nouveau face à l’un de ses grands débats.

Maillage interne suggéré :

  • Dialogue national inclusif en RDC ;
  • Réformes institutionnelles et gouvernance ;
  • Évolution du débat constitutionnel en Afrique centrale.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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