Le dialogue national inclusif s’impose comme une piste de sortie de crise pour le Groupe d’Action de la Société Civile pour la Paix Durable (GASP). Dans un communiqué relayé par Yabisonews, les initiateurs plaident pour un processus réunissant toutes les forces vives afin de répondre aux crises politiques, sociales et sécuritaires de la République démocratique du Congo.
Le GASP ouvre la voie d’une refondation
Réunis à Kinshasa du 10 au 12 juin 2025 lors d’un atelier stratégique, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes ont proposé une nouvelle dynamique nationale. Leur objectif : élaborer un « Livre blanc de la refondation » fondé sur les réalités locales et une consultation populaire élargie.
Selon les signataires, parmi lesquels Carbone Beni et le professeur Florimond Muteba, cette démarche doit permettre l’émergence d’un nouveau pacte républicain basé sur « la paix, la justice, la souveraineté et la cohésion nationale ».
Une réponse aux limites des anciens processus
Face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, le GASP estime que les précédents dialogues et mécanismes de paix n’ont pas produit les résultats attendus. Le mouvement appelle donc à repenser les solutions nationales.
« L’État ne se reconstruit jamais contre le peuple, mais par lui », souligne le communiqué, mettant l’accent sur une participation citoyenne directe.
Un forum patriotique en plusieurs étapes
Le projet proposé repose sur des consultations locales, des dialogues provinciaux, une conférence nationale et une table ronde politique. Cette architecture vise à aboutir à des réformes consensuelles capables de consolider les institutions.
Au-delà des responsables politiques, le GASP insiste sur la mobilisation de la population. Pour ses initiateurs, l’avenir du pays dépend d’un engagement collectif et d’une nouvelle culture du dialogue.
La paix durable comme horizon national
L’appel du GASP intervient dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et les divisions politiques. Il traduit une volonté de replacer la question nationale au centre du débat public.
Comme l’écrivait Nelson Mandela, « la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, c’est la création d’un environnement où tous peuvent prospérer ». Ainsi, le dialogue national inclusif apparaît moins comme une simple rencontre politique que comme une tentative de reconstruire un contrat entre l’État et ses citoyens.
L’enjeu dépasse donc les acteurs du moment : il concerne la capacité de la RDC à transformer ses crises en opportunités de refondation, car, selon Alexis de Tocqueville, « les peuples qui oublient leur histoire sont condamnés à la recommencer ».
Didier BOFATSHI

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