Le Rwanda confirme des discussions avec plusieurs pays européens. Kigali étudie un accueil temporaire de migrants expulsés d’Europe. Aucun accord n’est conclu. Cette annonce touche directement la politique européenne. L’annonce intervient alors que l’Union européenne renforce sa politique des retours.

Migrants expulsés d’Europe : des échanges préliminaires

Le 7 août, Yolande Makolo a confirmé des échanges préliminaires. La porte-parole rwandaise ne précise pas les pays concernés. « Nous avons entamé des discussions préliminaires », a-t-elle déclaré. Elle ajoute que « rien n’a encore été décidé ».

L’Italie apparaît dans les échanges rapportés. Kigali évoque le centre de Gashora, près de Kigali. Ce site accueille des personnes évacuées de Libye.

Gashora, un centre tourné vers la protection

Depuis 2019, Gashora fonctionne avec le Rwanda, l’ONU et l’Union africaine. Le centre reçoit des réfugiés évacués volontairement de Libye. Ils peuvent recevoir soins, aide juridique et soutien social.

Le projet serait différent. Il concernerait des personnes renvoyées d’Europe. Leur accueil dépendrait d’un accord.

Un rôle pour Kigali ?

En juin, l’Union européenne a prévu des « return hubs » hors de son territoire. Le texte prévoit le respect des droits fondamentaux. Le Rwanda pourrait devenir un relais dans cette politique.

Question encore ouverte. Quel statut auraient ces personnes ? Quelles garanties recevraient-elles ? Ces points devront figurer dans tout accord.

Les discussions existent, mais aucune décision finale n’est annoncée. Le dossier pourrait changer le rôle de Kigali dans les retours européens. Comme l’écrivait Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »

Didier BOFATSHI

Le Figaro / VFI7

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