Kinshasa “sale, étouffe et pue” : Godé Mpoy défend l’ère Ngobila et ravive le débat sur l’insécurité

Réquisitoire contre la capitale

Kinshasa, 9 juin 2026. L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et député national Godé Mpoy Kadima a livré un diagnostic sévère de l’état actuel de la capitale congolaise, dénonçant la dégradation de l’environnement urbain, la montée de l’insécurité et la recrudescence des braquages. Selon les propos rapportés par Actualite.cd, l’élu estime que Kinshasa traverse une phase de recul qui contraste avec la période où il dirigeait l’organe délibérant provincial aux côtés de l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila.

La nostalgie d’un ordre perdu

Intervenant lors d’un Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala, Godé Mpoy n’a pas mâché ses mots. « La ville de Kinshasa est sale, pue, étouffe », a-t-il déclaré, décrivant une capitale dont l’image serait aujourd’hui ternie aux yeux de ses visiteurs.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale revendique également le bilan de son mandat. Selon lui, les grandes artères étaient régulièrement entretenues, l’éclairage public renforcé et la sécurité mieux assurée. « Sous Ngobila et Godé Mpoy, il n’y avait pas de braquage à Kinshasa », a-t-il affirmé, dressant le portrait d’une gouvernance qu’il juge plus efficace sur les questions urbaines et sécuritaires.

Sécurité, le cœur du débat

Au-delà de la polémique politique, cette sortie remet en lumière une préoccupation majeure des Kinois : l’insécurité urbaine. Braquages, criminalité et sentiment d’abandon constituent aujourd’hui des sujets récurrents dans le débat public.

Comme l’écrivait le philosophe Thomas Hobbes, « la première fonction de l’État est d’assurer la sécurité ». Cette réflexion trouve un écho particulier dans une mégapole de plus de quinze millions d’habitants où la question de l’ordre public demeure au centre des attentes citoyennes.

Entre loyauté institutionnelle et appel à l’action

Interrogé sur le déploiement du Service national décidé par le président Félix Tshisekedi, Godé Mpoy a adopté une posture prudente. Refusant de critiquer directement la décision présidentielle, il a rappelé les dispositions constitutionnelles relatives au statut du chef de l’État tout en estimant que les réponses apportées à l’insécurité devraient aller « plus loin ».

Selon Actualite.cd, cette intervention dépasse le simple bilan personnel. Elle relance un débat plus large sur la gouvernance urbaine, la sécurité publique et la capacité des institutions à répondre aux défis d’une capitale en pleine expansion.

Comme le soulignait Victor Hugo : « Une ville est le miroir de la nation. » À travers les critiques de Godé Mpoy, c’est finalement la question de l’avenir de Kinshasa qui ressurgit au premier plan de la scène politique congolaise.

Didier BOFATSHI

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