À Phnom Penh, Crispin Mbadu défend la candidature congolaise à la tête de l’OIF. Kinshasa cherche à transformer son poids culturel en influence diplomatique.
Une étape diplomatique décisive
Le 25 août 2026, le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, a rencontré Prak Sokhonn, vice-Premier ministre cambodgien. Il portait un message du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Au centre des échanges figurait la candidature de Juliana Amato Lumumba au secrétariat général de l’OIF. Kinshasa a sollicité l’appui du Cambodge, pays hôte du prochain Sommet de la Francophonie, prévu en novembre.
La Francophonie comme espace d’influence
Cette démarche prolonge une campagne diplomatique auprès de plusieurs partenaires francophones. Le ministère présente la candidature comme le support d’une Francophonie plus active, moderne et tournée vers les peuples.
L’enjeu dépasse une élection institutionnelle. Il touche au poids politique de la RDC dans un espace où le français devient un outil d’influence.
Le sens caché : convertir le poids en pouvoir
Une lecture constructiviste éclaire cette stratégie. Un État cherche aussi à façonner une identité et des normes communes.
Léopold Sédar Senghor résumait cette idée : « La culture est au début et à la fin de tout développement. » Dans le cas congolais, la Francophonie devient un levier de visibilité africaine.
De Kinshasa aux peuples francophones
Le plaidoyer de Crispin Mbadu engage donc plus qu’une candidature. Il teste la capacité de Kinshasa à construire des alliances et une parole congolaise au-delà de ses frontières.
La question est politique : la candidature de Juliana Amato Lumumba saura-t-elle transformer le poids de la RDC en consensus diplomatique international autour d’une Francophonie portée par ses peuples ?
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Didier Bofatshi

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