La 24ᵉ Assemblée générale de la COSPECO relance un dialogue qui devra produire des résultats visibles.
Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a participé mardi 25 août 2026, à Brazzaville, à l’ouverture de la 24ᵉ Assemblée générale de la Commission Spéciale de Coopération Kinshasa-Brazzaville (COSPECO). La cérémonie s’est tenue à l’hôtel de ville de Brazzaville, sous la présidence du maire Dieudonné Bantsimba.
COSPECO : le dialogue comme méthode
Dieudonné Bantsimba a appelé les participants à privilégier « le dialogue, le consensus et la responsabilité ». Il veut évaluer les progrès, identifier les insuffisances et fixer de nouvelles orientations.
Créée en 1987, la COSPECO cherche à transformer la proximité des deux capitales en coopération utile. Les travaux précédents ont porté sur la gouvernance et le budget 2026-2028.
Une coopération urbaine à rendre concrète
L’essentiel apparaît : la proximité géographique ne garantit pas l’intégration. Elle doit devenir une capacité institutionnelle à résoudre des problèmes communs.
Hannah Arendt rappelait que « le pouvoir correspond à l’aptitude à agir de façon concertée ». Cette idée éclaire la COSPECO : sa crédibilité dépendra de l’action coordonnée.
La culture, levier diplomatique
Les deux villes veulent développer les échanges culturels et promouvoir la rumba congolaise. Mais une précision s’impose : CGLU Afrique documente une désignation commune comme Capitales africaines de la culture pour 2024-2025, puis une référence à 2025-2026. La mention 2026-2027 doit être clarifiée avant publication comme fait établi.
La relance de la COSPECO ouvre un test de gouvernance locale et de diplomatie urbaine. Ses décisions pourront-elles transformer la fraternité entre Kinshasa et Brazzaville en projets mesurables pour les populations ?
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Didier Bofatshi

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