Ituri : Mambasa arrache 200 otages aux griffes des ADF

Près de 200 otages enlevés par les rebelles ADF ont été libérés ces derniers jours à Mambasa, en Ituri, à la faveur d’une offensive conjointe des FARDC et de l’armée ougandaise (UPDF). Capturées en mars lors d’attaques meurtrières contre plusieurs villages, ces victimes ont été relâchées ou se sont échappées dans un contexte de violences persistantes. Malgré cette avancée, une centaine de personnes restent détenues, alors que le bilan humain dépasse déjà les 100 morts.

Captivité brisée, vies suspendues

Dans les entrailles de la peur, près de 200 vies ont été arrachées à l’ombre. À Bandibwame et Babungbe, les chaînes invisibles ont cédé sous la pression militaire. « Nous revenons de l’enfer », souffle un ex-otage, encore hanté. Entre redditions et fuites, la liberté a pris des chemins multiples.

Offensive conjointe, étau resserré

Les FARDC et l’UPDF ont intensifié leur offensive, frappant les bastions des ADF avec une coordination accrue. L’armée congolaise confirme la libération sans en détailler les contours, mais sur le terrain, l’impact est tangible. « La pression militaire porte ses fruits », affirme une source sécuritaire.

Villages meurtris, mémoire ensanglantée

Makoko, Muchanga, Pumuzika, Manya… autant de noms devenus cicatrices. Depuis la mi-mars, près de 400 personnes ont été enlevées, et au moins 100 tuées. Les maisons désertées racontent une guerre sans visage. « Nos villages sont devenus des cimetières vivants », déplore un habitant déplacé.

Liberté partielle, urgence totale

Si 144 ex-otages se sont rendus aux forces armées et plus de 50 ont fui, une centaine reste entre les mains des ravisseurs. La société civile appelle à une intensification des opérations. « Il faut aller jusqu’au démantèlement total des ADF », insiste Marie-Noëlle Anotane.

Entre soulagement et angoisse, Mambasa respire à moitié. La libération massive redonne espoir, mais l’ombre des ADF plane encore. « Chaque otage libéré est une victoire, chaque captif oublié est une défaite », rappelle un acteur local. Comme l’écrivait Victor Hugo, « sauver une vie, c’est sauver le monde entier » à Mambasa, le combat pour chaque existence continue.

Didier BOFATSHI

Okapi / VFI7, voltefaceinfos7.com

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