Antalya 2026 : Tshisekedi alerte, le monde au bord de la rupture, le multilatéralisme en dernier rempart

À Antalya, en Türkiye, lors du 5ᵉ Forum diplomatique (ADF2026), le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a livré une intervention majeure sur les crises géopolitiques et économiques mondiales. Devant un parterre de décideurs, en marge du panel consacré à l’appropriation régionale, il a plaidé pour un multilatéralisme impératif, dénoncé les incohérences dans l’application du droit international et appelé à une mobilisation des régions face à un ordre mondial fragilisé, selon une information consultée sur la page officielle de la Présidence de la RDC par la rédaction de Voltefaceinfos7.com.

D’emblée, le Chef de l’État a posé le diagnostic central : un monde en déséquilibre, miné par les conflits, les rivalités stratégiques et les fractures économiques. « Le multilatéralisme n’est pas une option, mais une nécessité absolue », a-t-il affirmé, érigeant la coopération internationale en ultime rempart contre le chaos global.

Un monde fissuré jusqu’à l’os

Dans le détail, Tshisekedi a décrit un système international sous tension, où les mécanismes traditionnels peinent à contenir les crises. « Nous assistons à une remise en cause profonde des fondements de l’ordre international », a-t-il souligné, pointant la multiplication des conflits et l’érosion de la confiance entre États.

La loi commune ou la loi du plus fort

Insistant sur les dérives actuelles, il a dénoncé les replis unilatéraux et les logiques de puissance. « Sans un multilatéralisme sincère, c’est la loi du plus fort qui s’imposera », a-t-il averti, appelant à un sursaut collectif pour préserver un système fondé sur le droit plutôt que sur la domination.

Souveraineté, frontière sacrée

Au cœur de son intervention, une ligne de principe claire : « La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale des États ne sont pas des principes à géométrie variable ». Le Président congolais a ainsi dénoncé les doubles standards qui fragilisent la crédibilité du droit international et nourrissent les tensions.

L’Afrique, de l’ombre à l’architecture

Enfin, en résonance avec le thème du forum, Tshisekedi a plaidé pour une appropriation régionale des solutions. « Les régions doivent être au cœur des réponses aux crises qui les concernent », a-t-il déclaré, appelant notamment l’Afrique à assumer pleinement son rôle dans la stabilisation du monde.

En structurant son propos autour de l’urgence, du principe et de l’action, le Président congolais a lancé une mise en garde limpide : « L’incohérence dans l’application des règles internationales est une menace pour la paix mondiale ». Un avertissement qui sonne comme un appel à la lucidité collective. Et dans cette tension entre désordre et espérance, la voix de Montesquieu s’élève :
« Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous. »

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