
L’alerte dans le silence
BUNIA, 18 juin 2026. La maladie à virus Ebola vient de faire une nouvelle victime en Ituri. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 18 juin 2026, la MONUSCO a annoncé le décès d’un de ses sous-traitants recruté localement à Bunia, des suites de cette maladie. Une disparition qui rappelle la fragilité permanente des communautés face aux urgences sanitaires dans une région déjà confrontée à de multiples défis sécuritaires et humanitaires.
La vérité face aux rumeurs
Selon la Mission onusienne, la victime n’était plus en activité pour la MONUSCO depuis le 22 mai 2026 et n’avait donc plus accédé aux installations de la Mission depuis plus de 21 jours avant la confirmation du diagnostic.
Dans son communiqué, la MONUSCO précise être « en contact étroit avec les autorités nationales et provinciales, ainsi qu’avec l’Organisation mondiale de la Santé », tout en poursuivant l’application des mesures de prévention conformément aux recommandations de santé publique.
Cette précision vise à éviter les amalgames et à contenir la propagation d’informations non vérifiées. Dans une crise sanitaire, l’information devient elle-même un outil de protection.
Une riposte sous surveillance
La Mission onusienne a présenté ses condoléances « à la famille, aux proches et aux collègues du défunt ». Elle réaffirme également son engagement à soutenir les autorités et les partenaires dans les efforts de protection des populations et de riposte contre l’épidémie.
Au-delà du décès annoncé, l’enjeu majeur reste la maîtrise de la chaîne de transmission et la confiance des communautés dans les dispositifs sanitaires.
L’urgence de protéger la vie
La crise Ebola rappelle que la santé publique ne connaît ni frontières ni distinctions sociales. Chaque cas confirmé devient un appel à la responsabilité collective.
Comme l’écrivait Albert Camus dans La Peste : « Ce qui est important, ce n’est pas de guérir, mais de vivre avec la maladie. » Une pensée qui souligne une réalité essentielle : face aux épidémies, la victoire dépend autant de la science que de la discipline collective.
En Ituri, l’heure est donc à la vigilance, à la transparence et à la solidarité. Car derrière chaque statistique sanitaire se trouve une vie humaine, une famille et une communauté qui attendent protection et vérité.
Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime
