Une délivrance dans l’ombre des armes

Vingt civils libérés des ADF ont retrouvé la liberté dans le territoire de Mambasa, en Ituri, après plusieurs jours de captivité. Selon l’Association pour la promotion et la défense des droits de l’enfant et de la femme (APDEF), relayée par Radio Okapi, samedi 11 juillet 2026, les ex-otages avaient été enlevés lors des attaques du 29 juin dans plusieurs localités de la région.

Parmi les personnes relâchées figurent cinq enfants mineurs ainsi que des membres de la communauté pygmée. Leur libération apporte un souffle d’espoir dans une zone encore marquée par les violences armées.

Une captivité marquée par l’épreuve

D’après les informations rapportées par Radio Okapi (okapi.net), les victimes avaient été kidnappées dans les localités d’Itembo, Tepe et Pangoyi. Après plusieurs jours de détention, elles ont été abandonnées par leurs ravisseurs à Bambu, un carré minier situé dans le groupement de Bakaheku.

Les rescapés décrivent des conditions de détention particulièrement difficiles. Certains ont déjà rejoint Lwemba, tandis que d’autres se trouvent à Teturi ou encore à Munguiko.

Cette libération rappelle une réalité persistante : dans l’Est de la RDC, les civils restent les premières victimes des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité.

La menace plane encore sur les zones minières

Cependant, l’accalmie demeure fragile. Selon l’APDEF, les rebelles ADF se dirigeraient actuellement vers Elota, un autre carré minier de la région.

Son président, Rams Malikidogo, appelle les habitants à la prudence :

« Selon les informations en notre possession, l’ennemi a été délogé du carré minier de Tepe où il avait tué plusieurs civils et incendié des habitations. Les rebelles prennent maintenant la direction d’Elota. Nous demandons aux populations d’Elota, Maroc, Pumuzika et Pretoria de rester vigilantes. »

La pression militaire pour protéger les populations

L’APDEF salue les opérations conduites par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), avec l’appui des combattants Wazalendo, ayant permis de repousser les ADF hors de Tepe.

L’organisation encourage toutefois les autorités militaires à maintenir la pression afin d’empêcher le retour des groupes armés et de protéger durablement les civils.

Comme le disait Albert Camus : « La paix est la seule bataille qui vaille d’être menée. » En Ituri, chaque libération d’otage reste une victoire fragile face à une guerre qui continue de défier les populations.

Source : Radio Okapi / okapi.net

Signature :
La Rédaction de Voltefaceinfos7.com

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