
Réforme en marche, capital humain au centre
L’Inspection Générale des Finances (IGF) poursuit sa transformation structurelle avec la clôture de la première vague de formation et le lancement d’une seconde, destinée à ses inspecteurs, cadres et agents. Selon les informations rapportées par 7 sur 7, la cérémonie tenue le lundi 1er juin 2026 au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa a marqué un tournant stratégique dans la modernisation de l’institution, en partenariat avec l’ENA et l’ENF.
Kinshasa, laboratoire d’une nouvelle administration
Dans une ambiance institutionnelle fortement symbolique, des attestations ont été remises aux bénéficiaires de la première cohorte par les autorités gouvernementales. Le dispositif met en avant une ambition claire : professionnaliser davantage le contrôle des finances publiques. Le taux de participation annoncé de 90 % témoigne d’un engagement soutenu des agents dans ce processus de montée en compétence.
Digitalisation et contrôle systémique comme boussole
Au cœur du dispositif, une orientation stratégique se dessine : la digitalisation de l’administration et le renforcement du contrôle systémique. L’Inspecteur général des Finances, Christophe Bitasimwa, a insisté sur la nécessité de disposer d’un personnel qualifié, capable d’intégrer les nouveaux outils de gestion. « L’IGF doit disposer de ressources humaines compétentes capables de s’approprier la digitalisation », a-t-il souligné, selon les propos relayés lors de la cérémonie.
Une réforme soutenue au sommet de l’État
La réforme bénéficie d’un appui politique affirmé. Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a rappelé que « l’on ne peut pas bâtir une meilleure administration publique avec un personnel dépassé », insistant sur la centralité de la formation dans la transformation de l’État. De son côté, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, a salué une initiative appelée à servir de modèle dans l’ensemble de l’administration.
Une administration sous exigence de résultats
Cette dynamique s’inscrit dans une logique de performance et de responsabilité accrue. L’objectif affiché est clair : doter l’IGF d’un personnel apte à protéger efficacement les finances publiques, dans un contexte où la rigueur budgétaire et la transparence deviennent des impératifs structurels.
Dans cette trajectoire, la formation n’apparaît plus comme un simple outil administratif, mais comme un levier de puissance institutionnelle, au service d’un État en quête de crédibilité financière et de modernisation durable.
Didier BOFATSHI
